Sulzer affiche des ventes et une rentabilité en hausse

mercredi, 19.02.2020

Les entrées de commandes de Sulzer ont grossi de 6,1% à 3,75 milliards de francs et le chiffre d'affaires s'est étoffé de 10,8% à 3,73 milliards en 2019.

Les résultats de Sulzer sont conformes aux anticipations du marché. (Keystone)

Sulzer a dégagé des résultats en hausse en 2019, voyant notamment son chiffre d'affaires croître de plus de 10%. Il compte augmenter le dividende versé aux actionnaires. La performance du groupe industriel de Winterthour s'est révélée alignée sur les attentes des analystes.

Les entrées de commandes ont grossi de 6,1% à 3,75 milliards de francs, quand le chiffre d'affaires s'est étoffé de 10,8% à 3,73 milliards, a détaillé le groupe mercredi dans un communiqué.

En incluant les acquisitions, les entrées de commandes ont gonflé de 8,2% et les ventes de 13%. L'an dernier, l'industriel s'est emparé du pétrochimiste américain GTC Technology et du prestataire écossais de services pour turbines à gaz Alba Power.

Le total des entrées de commandes a grossi organiquement de près de 20% en Asie-Pacifique ainsi que de 6% en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique, tandis que les Amériques ont évolué latéralement, à cause d'un marché sud-américain en berne.

Les effets de change ont pesé à hauteur de 74,2 millions de francs sur les prises de commandes.

Les ventes à l'industrie chimique ont grimpé l'an dernier de 19,5%, mais de seulement 4,7% sur le marché de l'eau. Elles ont progressé de 1,0% pour l'industrie générale et ont reculé de 3,3% à destination du marché de l'énergie. Toutes les régions y ont contribué, en particulier les Amériques.

Au niveau de la rentabilité, le résultat d'exploitation (Ebit) a progressé de plus de 30% à 241,0 millions de francs. La marge opérationnelle (Ebita) s'est inscrite à 10,0% contre 9,6% un an plus tôt.

Des provisions de restructuration et des coûts non opérationnels de deux usines en Allemagne ont conduit à des dépenses à hauteur de 27,8 millions de francs.

Pour la dernière année du programme d'économies, 23 millions de francs ont été épargnés. "Au total, le programme Sulzer Full Potential (SFP) a permis d'économiser 253 millions de francs".

Le bénéfice net a lui gonflé de 35,4% à 154 millions.

Les actionnaires devraient profiter de cette performance. Un dividende de 4 francs leur sera proposé, contre 3,50 en 2018.

Les résultats sont conformes aux anticipations du marché. Le chiffre d'affaires dépasse même les prévisions les plus optimistes.

Confiance pour 2020

Pour 2020, le groupe de Winterthour s'attend à une croissance des prises de commandes de 2-4% et des ventes de 1-3%. Il table sur une marge Ebita opérationnelle de 10,2 à 10,5%.

Grégoire Poux-Guillaume, le directeur général, cité dans le document, a assuré que "dans un contexte de prix stables, des volumes plus importants et une solide exécution opérationnelle ont permis d'accroître la rentabilité et d'atteindre une trésorerie record (+17,7% à 213,4 millions de francs)". Il est d'avis que "les perspectives 2020 sont solides", malgré l'impact du coronavirus sur la production en Chine.

Pascal Furger de Vontobel salue la hausse surprise du dividende, un potentiel d'acquisitions et des prévisions positives pour 2020.

De son côté, Armin Rechberger de la Banque cantonale de Zurich (ZKB) se montre plutôt sévère, pointant une rentabilité dans le bas de la fourchette de ses attentes et des perspectives prudentes pour 2020, alors que le marché du pétrole et du gas ralentit de nouveau.

Cet avis semblait avoir de l'écho auprès des investisseurs, le titre Sulzer reculant de 1,6% à 105,25 francs vers 10h20, à rebours d'un SPI gagnant 0,75%. (awp)






 
 

AGEFI



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