Les prix du pétrole restent stables

mardi, 09.05.2017

Les efforts de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) pour rassurer les marchés n'ont pas suffi à faire réellement rebondir les prix.

Les efforts de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) pour rassurer les marchés n'ont pas suffi à faire réellement rebondir les prix.

Les prix du pétrole restaient stables mardi en cours d'échanges européens, les marchés préférant marquer le pas après la baisse de la semaine dernière et avant les données hebdomadaires sur les réserves américaines qui seront publiées mercredi.
Vers 11H00 GMT (12H00 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet valait 49,36 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en légère hausse de 2 cents par rapport à la clôture de lundi.

Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour le contrat de juin prenait un cent à 46,44 dollars.
Les cours de l'or noir, qui avaient légèrement remonté lundi, se stabilisaient mardi, les efforts de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) pour rassurer les marchés ne suffisant pas à faire réellement rebondir les prix.

"L'Opep teste les réactions du marché à différents scénarios, mais ce dernier n'est pas vraiment impressionné. Si le cartel veut vraiment réduire les réserves mondiales, particulièrement dans les marchés les plus visibles, les coupes de production doivent être plus rapides que les hausses d'extraction de pétrole de schiste", a prévenu Olivier Jakob, analyste chez Petromatrix.

Plusieurs participants à l'accord de l'Opep et de ses partenaires, qui limitent leur production au premier semestre 2017 pour écluser les réserves mondiales, ont laissé entendre que l'accord pourrait être renouvelé jusqu'à fin 2017.
"En plus, la presse relaie la possibilité que les baisses (pratiquées au premier semestre) pourraient être intensifiées. Cela pourrait avoir un sens vu la hausse de la production américaine, mais cela signifierait que l'Opep et ses partenaires perdraient des parts de marché", ont expliqué les analystes de Commerzbank.

Les données hebdomadaires sur les réserves américaines, publié par le Département américain de l'Energie (DoE) mercredi, restent le baromètre officiel de l'état du marché.
"Les réserves de brut ont reculé en avril, et celles de produits raffinés ont baissé plus que d'habitude au printemps", ont commenté les analystes de Commerzbank.
Pour la semaine achevée le 5 mai, les analystes tablent sur une baisse des réserves de brut de 2 millions de barils, une hausse des réserves d'essence de 350.000 barils, et une baisse des réserves de produits distillés de 800.000 barils, selon la médiane d'un consensus compilé par l'agence Bloomberg.(awp)


 

 
 



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