CS relève ses prévisions 2016 de PIB

lundi, 19.09.2016

Les économistes de Credit Suisse ont amélioré pour 2016 leurs prévisions de croissance du produit intérieur brut (PIB) en Suisse à +1,5%, contre +1,0 auparavant.

En dépit du relèvement des prévisions, la croissance en Suisse restera plus faible qu'avant le choc du franc, relativise Credit Suisse.

Les économistes de Credit Suisse ont amélioré pour 2016 leurs prévisions de croissance du produit intérieur brut (PIB) en Suisse à +1,5%, contre +1,0 auparavant. Pour l'année prochaine, ils ont laissé leur estimation de +1,5% inchangée, indique un communiqué lundi. La grande banque emboîte le pas à l'institut BAK Basel qui a également relevé ses attentes, suite à la bonne tenue de l'économie helvétique au deuxième trimestre.

En termes de chômage, les spécialistes s'attendent encore à un taux de 3,3% en 2017. "Compte tenu des carnets de commandes relativement stables, les entreprises tiennent autant que possible à conserver les effectifs", analyse Oliver Adler, responsable des recherches économiques auprès de la grande banque, cité dans le communiqué.

Cependant, en raison de la baisse des marges et des bénéfices, les sociétés s'efforcent à réduire les charges de personnel par le biais de baisses de salaires et de chômage partiel. Cette tendance pousse les auteurs de l'étude à tabler en 2017 sur une hausse limitée des salaires de 0,5% en termes nominaux. "Il n'y aura pas de hausse du pouvoir d'achat réel l'année prochaine", tranche l'établissement zurichois.

Les investissements ne donneront pas un nouvel élan à l'économie en 2017, même si les taux bas et la forte valorisation des actions sont favorables aux investissements dans les équipements et les machines. Credit Suisse prévoit en revanche une accélération des investissements dans la construction, à court terme. Du côté des exportations, la situation devrait continuer à s'améliorer grâce à une dépréciation attendue du franc.

Le choc du franc pèse toujours


En dépit du relèvement des prévisions, la croissance en Suisse restera plus faible qu'avant le choc du franc, relativise Credit Suisse, qui prévoit une augmentation "modérée" de la consommation publique en 2017. La banque aux deux voiles souligne que l'appréciation du franc, après avoir plombé la performance des entreprises, s'attaque désormais à la progression des salaires, dont la tendance est à la stagnation.

Un retour aux taux de croissance du PIB enregistrés avant la crise financière semble improbable, affirment les spécialistes.

A en croire le numéro deux bancaire helvétique, les principaux moteurs de croissance manquent d'élan, à l'image de l'immigration, dont la demande liée va chuter de 20% entre 2016 et 2017. Les turbulences géopolitiques à l'étranger pèsent sur le climat de la consommation, qualifié de "morose".

La sortie de l'Union européenne décidée par le Royaume-Uni aura des impacts directs limités sur l'économie suisse. La place financière helvétique en profitera moins que ce qui est attendu, prévient toutefois Credit Suisse. - (awp)


 

 
 



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