L'Oréal reste confiant pour ses ventes en Chine en 2019 et se prépare au Brexit

vendredi, 08.02.2019

Les dirigeants de L'Oréal ont tenu à rassurer vendredi sur les perspectives de vente du groupe cette année, notamment en Chine, dont la croissance économique ralentit, et ont rappelé se préparer à toutes les éventualités concernant le Brexit.

Un Brexit dur rendrait "moins fluide" l'activité du groupe au Royaume-Uni, en raison de la nécessité d'avoir des étiquettes différentes par rapport à l'Union européenne.(Keystone)

"Nous restons confiants dans la dynamique de notre activité en Chine en 2019", a déclaré le directeur général adjoint Nicolas Hieronimus à l'occasion de la conférence du groupe sur ses résultats annuels à son siège de Clichy (Hauts-de-Seine).

"Le fait que les achats immobiliers et automobiles diminuent en Chine n'est pas forcément une mauvaise chose pour nous" a-t-il estimé, les dépenses des ménages chinois évitées dans ces secteurs pouvant profiter à d'autres comme celui des cosmétiques.

La Chine est le deuxième plus important pays en termes de chiffre d'affaires pour L'Oréal, après les Etats-Unis. Le groupe a réalisé l'an dernier environ 10% de ses ventes mondiales dans le pays, pour une croissance de "plus de 30%" à taux de change et périmètre constants, a précisé à l'AFP le PDG du groupe, Jean-Paul Agon, à l'issue de la conférence.

Et L'Oréal "n'a pas observé de ralentissement (de ses ventes, NDLR) en Chine au quatrième trimestre" 2018, a souligné M. Agon lors de la conférence.

Ses ventes dans le pays sont tirées par les classes moyennes, qui continuent de croître et qui sont friandes de produits de beauté haut de gamme venant de grandes marques étrangères.

Le commerce en ligne qui explose est aussi un important vecteur de croissance du groupe dans le pays, notamment pour améliorer sa pénétration du territoire au-delà des grandes métropoles côtières.

Protégés d'un "choc soudain"

L'Asie-Pacifique a été de loin la zone géographique la plus dynamique du groupe l'an dernier, qui y a enregistré une croissance de son activité de 24,1% à taux de change et périmètre constants.Cette région a généré plus de 27% de son chiffre d'affaires total en 2018, lequel a atteint 26,9 milliards d'euros (+7,1% à données comparables), selon les résultats du groupe publiés jeudi soir.Le marché mondial de la beauté a progressé de 5,5% l'an dernier, sa "meilleure croissance depuis 20 ans", et il devrait continuer de croître "à un bon rythme en 2019", a estimé vendredi M. Agon.Il a aussi rappelé l'ambition de L'Oréal de "surperformer" la croissance du marché mondial de la beauté cette année, sans donner de prévision chiffrée."Tous nos moteurs de croissance de l'an dernier sont toujours là" en ce début d'année, a encore assuré le PDG, mentionnant entre autres l'Asie, le commerce en ligne, le dynamisme du segment du soin de la peau ou encore du "travel retail" (distribution des transports, notamment les aéroports).La présence mondiale de L'Oréal fait que parmi les grands acteurs de son secteur, "nous sommes probablement les mieux protégés contre un choc soudain dans une catégorie de produits ou une zone géographique" particulière, selon le PDG.Concernant le Brexit, "nous nous préparons à tous les scénarios", a-t-il précisé à l'issue de la conférence.Un Brexit dur rendrait "moins fluide" l'activité du groupe au Royaume-Uni, en raison notamment d'obstacles douaniers et de la nécessité d'avoir des étiquettes différentes par rapport à l'Union européenne, a développé M. Hieronimus. "On s'est préparé au cas où".(awp)

 

 






 
 

AGEFI



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