Coronavirus: pas de cas avéré d'infection en Suisse

mardi, 28.01.2020

Les deux personnes hospitalisées à l'hôpital du Triemli à Zurich après un séjour en Chine n'ont pas le coronavirus.

Les deux patients n'ont pas été infectés par le coronavirus qui sévit en Chine. (Keystone)

La Suisse est pour le moment préservée du coronavirus apparu en Chine, a indiqué mardi l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). Mais la situation est très volatile au niveau international. Il est toutefois trop tôt pour parler de pandémie.

"Tous les échantillons analysés se sont pour l'heure révélés négatifs", a indiqué mardi devant la presse à Berne Daniel Koch, responsable de la division Maladies transmissibles à l'OFSP. Reste qu'au niveau international, la situation est en constante évolution, a indiqué Patrick Mathys, chef de la section Gestion de crise et collaboration internationale à l'OFSP.

Hotline

Selon lui, il faut s'attendre à ce que d'autres cas se présentent en Europe. La Suisse pourrait être touchée tôt ou tard. Pour répondre aux multiples questions du public, l'OFSP va mettre en place une "hotline" ces prochains jours. La maladie s'est en effet répandue dans l'ensemble de la Chine hormis une province. Et 17 pays dans le monde sont désormais touchés, dont la France et l'Allemagne en Bavière.

Daniel Koch a répété qu'en l'état, on ne peut pas parler de pandémie, soit une épidémie au niveau mondial. La Suisse se conforme aux indications de l'OMS qui n'a pour l'heure pas déclaré d'urgence de portée internationale.

Mais la nouvelle rassurante est qu'à la connaissance de l'OFSP il n'y a pas eu hors de la Chine des cas de contagion entre humains. Interrogé sur un cas révélé par la presse au Japon ou en Allemagne, Patrick Mathys a indiqué ne pas être au courant.

Trop tôt pour des recommandations

Compte tenu de la situation actuelle, l'OFSP estime qu'il n'y a pas lieu de faire des recommandations particulières à la population comme par exemple acheter des masques de protection. "En l'état, la situation ne l'exige pas", a déclaré Daniel Koch.

Ce qui n'empêche pas la Suisse de se préparer à plein régime pour faire face à la maladie. Le centre national de référence pour les infections virales émergentes (CRIVE) à Genève, par qui passent tous les échantillons de cas suspects liés au coronavirus, s'est doté d'une Task Force, a indiqué Isabella Eckerle, médecin et professeure au CRIVE.

Il travaille 24 heures sur 24 sept jours sur sept, avec trois séries de tests par jour, Il est contact avec les laboratoires européens et chinois. Les autorités sont en contact permanent avec les médecins cantonaux. Pour éviter une pénurie de masques, la Confédération examine actuellement si un stock dont elle dispose est encore utilisable.

Information dans les aéroports

Quant aux aéroports, ils sont prêts à mettre en oeuvre des mesures pour filtrer les passagers. Il est également question d'informer les voyageurs. Mais l'ensemble du dispositif nécessite d'être coordonné avec les aéroports européens comme Francfort ou Amsterdam, a précisé Patrick Mathys.

Interrogé sur un éventuel danger d'être contaminé par des touristes chinois en Suisse, Daniel Koch a tenu à rassurer: ce risque est très faible. Il faut un contact très étroit à moins d'un mètre pour être infecté.

L'OFSP ne tient pas à informer au jour le jour sur le nombre de cas suspects analysés en Suisse. Hormis les deux cas à Zurich dont la presse a parlé, il y en a eu d'autres, a-t-il dit sans plus de détails. En revanche, dès qu'un cas se révélera positif, la Confédération informera aussitôt publiquement.

Selon les données transmises par les autorités chinoises, le coronavirus s'attaque plutôt aux personnes âgées et aux malades chroniques. Les infections chez les moins de 30 ans et les enfants sont plus rares, a indiqué Isabella Eckerle. Mais ces données doivent être traitées avec beaucoup de précaution. (ats)






 
 

AGEFI




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