Les collaborateurs de la Tribune de Genève et de 24 Heures sont inquiets

jeudi, 15.09.2016

Les collaborateurs des journaux se disent très inquiets des conséquences des économies prévues par Tamedia.

Tamedia souhaite faire des économies sur les titres de la Tribune de Genève et 24 heures.

Les collaborateurs de la Tribune de Genève et de 24 Heures sortent de leur silence. Ils se disent très inquiets des conséquences des économies prévues par Tamedia, qui veut que chaque titre soit rentable. En 2017, la baisse des charges pourrait atteindre deux millions de francs par titre.

"Même si l'ampleur exacte des coupes exigées ne sera révélée qu'à la fin du mois de septembre par Tamedia, l'ordre de grandeur de l'effort demandé fait craindre de nombreux licenciements", écrivent jeudi la Société des rédacteurs et du personnel de la Tribune de Genève et la Société des collaborateurs de 24 Heures. Selon elles, l'information régionale, sa diversité et sa qualité sont en danger.

Des plans de réorganisation du travail sont en phase d'élaboration dans les deux titres, qui seront redimensionnés. Car les quotidiens ne pourront pas continuer à faire autant avec moins. Ces dernières années, les deux titres ont déjà fait des efforts de rationalisation et perdu des postes tout en développant leurs offres numériques.

Les employés appellent le groupe Tamedia "à sortir de sa logique purement financière et à parier sur l'avenir plutôt que de s'engager dans la voie sans issue d'un affaiblissement de l'offre." Ils demandent les moyens financiers leur permettant de remplir leur mission d'information.

Si elles reconnaissent que les revenus publicitaires ont encore baissé en 2016, les sociétés du personnel constatent toutefois que le groupe Tamedia réalise, année après année, de substantiels bénéfices, notamment grâce aux entités actives sur Internet. Ces entités autonomes captent désormais le secteur des petites annonces, qui assurait autrefois une partie des revenus des journaux.

De son côté, syndicom relève que le Print reste très rentable pour Tamedia, avec des marges de 14 à 19%. Surtout, ce secteur "a permis le décollage du Digital", indique le syndicat de la communication, qui demande au groupe d'"investir pour développer un journalisme de qualité attrayant pour les lecteurs." (awp)


 

 
 



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