La Morning note de Mirabaud Securities

vendredi, 06.01.2017

Les chiffres de l’emploi américain (et les salaires horaires) qui devraient animer les indices. Si l’on en croit les chiffres de l’ADP d’hier il ne faudrait pas être surpris par une déception en ce début d’année. La morning note de Mirabaud Securities.

John Plassard

Les indices américains ont fini en ordre dispersé hier soir avec d’un côté la très faible baisse du S&P 500 et le 16ème rendez-vous manqué de suite par le Dow Jones avec les 20'000 points et d’un autre côté la hausse du Nasdaq qui a clôturé sur un nouveau record historique (grâce à la progression d’Amazon.com).

 

Les investisseurs ont semblé dubitatif au lendemain de la publication des Minutes de Fed et avant la publication des chiffres de l’emploi américain.

 

Les données macroéconomiques du jour n’ont pas donné grand-chose puisque d’un côté les chiffres hebdomadaires sur le chômage se sont révélés meilleurs que prévu mais de l'autre, l’ADP a fait état d'estimations inférieures aux attentes sur le nombre d'embauches dans le privé le mois dernier.

 

En terme sectoriel, c’est la distribution qui a été affecté par l'annonce d'un recul marqué des ventes de Macy’s et de Kohl’s pendant la période des fêtes. 

Plus globalement, six des 11 grands indices sectoriels S&P ont fini en repli, avec en queue de peloton les financières qui ont reculé de 1% sous la pression de prises de bénéfice (+17% depuis le 9 novembre 2016). Wells Fargo (-1,55%), Bank of America (-1,18%) et JP Morgan (-0,92%) ont apporté la plus forte contribution à la baisse du S&P.

Les cours du pétrole ont terminé en hausse hier soir, les chiffres mitigés des stocks aux Etats-Unis n'emportant pas l'optimisme lié aux réductions de production.

 

L’Or a continué sa progression et a fini en hausse pour la 9ème fois en 10 séances.

 

Le dollar a été extrêmement volatil tout au long de la séance pour finir la journée sur un repli face un panier de devises.

 

Le Bitcoin a été le grand perdant du jour avec une chute de 30% face au Yuan (voir point 4).

 

Le marché obligataire (voir point 1) avançait nettement. Le rendement des bons du Trésor à 10 ans baissait à 2,349% contre 2,435% la veille, et celui des bons à 30 ans à 2,944% contre 3,036% précédemment.

 

1.      Un détail qui veut peut-être dire beaucoup

 

Ce n’est peut-être un détail pour vous, mais pour nous ça veut dire beaucoup. Nous assistons depuis certains jours à une inversion de tendance (momentanée ?) du dollar ainsi que du rendement des taux à 10 ans américain.

 

Si nous vous en parlions hier matin, la tendance s’est accélérée hier soir également. D’une part le taux à 10 ans américain a baissé de près de 4% (et c’est assez rare pour le signaler) et d’autre part le billet vert (index spot) a perdu 1.2%.

Si certains investisseurs parlent d’une prise de bénéfice et d’un … long squeeze après les récentes performances, il convient cependant de s’interroger.

 

En effet, ces corrections interviennent au lendemain de la publication de Minute de la Fed qui ont clairement indiqué que des tensions inflationnistes pourraient apparaitre plus tôt que prévues impliquant (entre autres) une hausse anticipée des taux d’intérêt directeurs américain.

 

Ces mouvements apparaissent aussi après la publication de statistiques économiques américaines meilleures que prévues depuis le début de l’année (PMI Manufacturier, ISM Manufacturier, non-Manufacturier, ISM Prix payé, Dépenses de construction, demande de prêts hypothécaires, PMI Services, PMI Composite et dans une moindre mesure ventes de véhicules aux Etats-Unis).

Il conviendra de voir si cette nouvelle tendance va se poursuivre cet après-midi après la publication des chiffres de l’emploi américain.

Rappelons ici, pour ceux qui l’aurait oublié que la quasi-totalité du consensus parie par exemple sur une parité de l’euro/dollar en 2017….

Mais ce n’est peut-être qu’un détail pour vous….

 

2.      Statistiques économiques

 

Il y avait hier des statistiques économiques intéressantes, voici ce que nous avons relevé :

 

a.      Déception sur l’ADP

 

Selon l'enquête mensuelle de ADP, le secteur privé aux Etats-Unis a créé seulement 153’000 emplois en décembre, largement en-dessous des attentes du consensus. Ce dernier tablait sur 175’000 créations d'emploi. C’est le segment des petites entreprises qui souffre le plus. C’est le secteur des services (une nouvelle fois) qui a été entouré (notamment le secteur de la restauration).

 

Rappelons que les chiffres officiels des créations d'emploi de novembre seront publiés cet après-midi par le département du Travail et portent à la fois sur le secteur privé et le secteur public.

 

Le consensus s'attend à 175’000 créations d'emploi non agricoles aux Etats-Unis, avec pour le secteur privé 170’000 postes nouveaux contre 156.000 en novembre. Le taux de chômage est prévu en légère augmentation, à 4,7% contre 4,6% en décembre.

 

Ce rapport fera l’objet d’un flash spécial !

 

b.     Effondrement des allocations chômage !

 

Le nombre d'actifs américains effectuant une première demande d'allocation chômage a chuté la semaine dernière, pour atteindre l'un des plus faibles niveaux constatés depuis plus de 40 ans. En détail, le nombre de premières demandes d'allocations chômage a diminué de 28’000 au cours de la semaine qui s'est terminée le 31 décembre, à 235’000. Il s'agit du niveau le plus bas depuis la mi-novembre et du deuxième nombre le plus faible depuis fin 1973. Le consensus tablait sur 260’000 premières demandes d'allocations chômage. Ce rapport contredit donc l’ADP….

 

c.      Progression de l’activité des services

 

Selon l’ISM l'activité dans les services aux Etats-Unis a progressé en décembre au même rythme qu'au mois précédent.

 

L'indice non manufacturier s'est maintenu à 57,2%, son plus haut niveau depuis un an. Le consensus tablait sur une baisse à 56,6%.

L'indice a été notamment porté par les nouvelles commandes, qui ont bondi de 4,6 points à 61,4% même si la composante emploi a fait grise mine en lâchant 4,4 points, à 53,8%.

 

Rappelons que l'indice ISM portant sur les industries manufacturières, publié en début de semaine, avait lui montré une accélération de l'activité en décembre, à 54,7%.

 

3.      Les banques centrales à la rescousse

 

Les attaques frontales du président élu américain Donald Trump ont déjà fait plusieurs victimes d’importance. Si on songe tout d’abord à ObamaCare, à la régulation du secteur bancaire et à l’environnement, on pense bien évidemment aussi au Mexique et à sa devise.

 

Si on se souvient que tout au long de la campagne présidentielle, le Peso mexicain a évolué au gré des sondages (donnant la démocrate Hillary Clinton vainqueur ou le républicain Donald Trump en progression), depuis le 9 novembre, les choses se compliquent encore plus….

 

En effet, tout d’abord, le constructeur automobile américain Ford a décidé d’abandonner son projet d’usine au Mexique qui aurait dû coûter 1.6 milliards de dollars. Ensuite, la menace d’imposition du président élu de lourde taxe frontalière à General Motors qui produit certains de ses modèles Chevrolet Cruze au Mexique n’a pas aidé la tendance non plus.

 

Les politiques sur l’immigration et protectionnistes auxquelles fait face le Mexique, les Minutes de la Fed (qui indique que la banque centrale américaine anticipe une accélération de la croissance sous l'administration Trump qui pourrait la conduire à augmenter la cadence des relèvements de taux) auront poussé la banque centrale mexicaine à céder. Céder au dollar pour soutenir le peso, tombé hier à un nouveau plus bas historique.

 

Le directeur des opérations de la banque centrale mexicaine, Juan Garcia, a en effet confirmé ces cessions inattendues de dollars et a précisé qu'elles se poursuivraient au cours de la journée. La banque centrale a par ailleurs précisé qu'elle surveillait étroitement l'évolution du peso sur le marché des changes.

 

Suite à cette décision, la devise mexicaine a effacé ses pertes pour gagner près de 1,5% face au dollar. La tendance s’est malheureusement inversée juste après pour baisser à nouveau….

 

Il faut malheureusement tabler sur une poursuite de la tendance ces prochains mois….

 

4.      Le dégonflement d’une bulle

 

Si on veut investir dans le Bitcoin, il vaut mieux savoir garder ses nerfs et surtout être conscient que la monnaie virtuelle est beaucoup plus volatile qu’une devise « classique ».

 

Preuve en est, après avoir touché des sommets historiques en cours de séance mercredi, la monnaie numérique a chuté de plus de 20% hier en quelques heures et risque ainsi d'afficher sa plus forte baisse en une journée en près de deux ans….

 

En cause le fort rebond du Yuan offshore associé aux commentaires concernant un contrôle de capitaux virtuel en Chine ont fait s’effondrer le Bitcoin de 8’963 yuan à 6’101 Yuan en quelques heures seulement.

 

On comprend bien que ces mouvements erratiques sur les devises (virtuelles ou non) ne sont pas des éléments rassurants pour les investisseurs.

 

Rappelons cependant que pour éviter un contrôle de capitaux les chinois n’ont plus vraiment le choix entre acheter des Bitcoin ou de … l’Or !

 

5.      La Chine veut voir le soleil

 

Le 20 décembre 2016 nous vous parlions des nouveaux pics de pollution et des implications financières majeures (n’hésitez pas à nous redemander le rapport) pour les pays de l’OCDE.

Aujourd’hui, et contre toute attente, la Chine a pris le taureau par les cornes et décidé d’agir fortement. Analyse, décryptage et conséquences.

 

a.      Les faits

 

L'Administration nationale de l'énergie (ANE) chinoise a annoncé que le pays du milieu allait consacrer … 2’500 milliards de yuans (344 milliards d'euros) aux énergies renouvelables d'ici 2020, soit près de 70 milliards d’euros par année ! Quelque 700 milliards de yuans seront consacrés aux fermes éoliennes, 500 milliards à l'énergie hydraulique, le reste étant réparti entre l'énergie marémotrice et géothermique.

Les énergies renouvelables ne représenteront cependant qu'à peine 15% de la consommation d'énergie d'ici 2020, soit l'équivalent de 580 millions de tonnes de charbon. Plus de la moitié des capacités énergétiques du pays seront alimentées par le charbon sur la période.

 

b.     Historique

 

Le mois dernier, la Commission nationale pour le développement et la réforme (CNDR), organe de planification du pays, avait déjà annoncé dans son propre plan quinquennal, que 1’000 milliards de yuans seraient investis dans l'énergie solaire (soit environ 1'000 centrale solaires), la Chine voulant multiplier par cinq ses capacités en la matière. Les énergies renouvelables ne représenteront qu'à peine 15% de la consommation d'énergie d'ici 2020, soit l'équivalent de 580 millions de tonnes de charbon. Plus de la moitié des capacités énergétiques du pays seront alimentées par le charbon sur la période.

 

c.      Le charbon de plus en plus banni

 

La Chine s'est fixé pour objectif de réduire de 800 millions de tonnes ses capacités annuelles de production de charbon d'ici à 2020. Parallèlement à la réduction des capacités excédentaires, la production effective de charbon s’élèvera au total à environ 3,9 milliards de tonnes en 2020, contre 3,75 milliards en 2015.

Ces objectifs visent officiellement à améliorer l’efficacité et les conditions de sécurité dans la production de charbon suggérant que les mines de petite capacité pourraient être les plus concernées par les fermetures. L’ajustement de l’offre ira de pair avec le net essoufflement de la demande.

 

De façon générale, la consommation énergétique chinoise ne progresse plus que de 3% par an, contre 10% il y a quelques années.

Le charbon, dont la Chine est le premier consommateur mondial, reste certes un indispensable carburant de son économie, fournissant 60% de son électricité. La consommation du pays a d’ailleurs doublé sur la décennie 2004-2014, jusqu’à dépasser 4 milliards de tonnes par an.

 

Le gouvernement avait ainsi promis de réduire de 250 millions de tonnes cette année ses capacités de production de charbon –objectif déjà annoncé comme atteint– et d’abaisser à 62,6% en 2016 la part du charbon dans son mix énergétique.

 

Le pays entend également moderniser d’ici 2020 ses centrales au charbon pour diminuer de 60% les émissions des « principaux éléments polluants » et il s’est engagé à stabiliser ses émissions de CO2 « autour de 2030 ».

 

d.     Le but

 

La Chine, qui représente le plus grand marché mondial de l'énergie, veut poursuivre la transition des centrales à charbon vers les énergies propres. L'ANE estime que les énergies renouvelables - éolien, hydraulique, solaire et nucléaire - pourraient fournir la moitié de l'électricité nouvelle génération en 2020.

 

Pékin est par ailleurs poussé par l’impératif environnemental, dans un pays où les villes étouffent sous un brouillard polluant endémique qui suscite l’exaspération de la population.

 

Mais cette annonce montre aussi la volonté du gouvernement de créer de nouveau emplois. On estime en effet que cet investissement créera plus de 13 millions d'emplois dans le secteur.

 

Enfin, le régime chinois redoute au plus haut point les coûts sociaux et économiques de la pollution qui pourraient venir perturber leur volonté de stabilisation de leur croissance.

 

e.      La baisse des coûts

 

On se rappelle la guerre qu’a déclaré la Chine à l’industrie du solaire il y a un peu plus de 5 ans en baissant drastiquement ses prix pour devenir le premier fabricant de panneaux solaires l'année dernière.

 

On estime en effet que depuis 2010, le coût de construction à grande échelle des centrales solaires a diminué d'au moins 40%.

 

f.        Une deuxième guerre des prix à prévoir

 

En 2011, on se souvient que plusieurs grandes entreprises de l’industrie photovoltaïque avaient fermé leurs portes à travers le globe à cause d’une guerre des prix impulsée par la Chine.

Par ailleurs, l’offre et la demande jouaient au chat et à la souris, empêchant toute pérennité du secteur. Une des entreprises pionnières aux Etats-Unis, Evergreen Solar, avait notamment déposé son bilan alors qu’elle avait réussi a pesé jusqu’à 2 milliards de dollars en bourse.

 

On estimait que les coûts en Chine étaient inférieurs de 60 % à ceux des industries européenne et américaine.

 

En 2016 c’est SMA Solar, numéro un allemand des équipements solaires, qui avait annoncé la fermeture de sites de production aux Etats-Unis et en Afrique du Sud en raison de la pression sur les prix exercée par ses concurrents chinois.

 

La volonté du gouvernement chinois de poursuivre son expansion dans le secteur du solaire devrait déclencher une nouvelle guerre des prix qui devrait être fatale à plusieurs entreprises européennes et américaines….

 

6.      Une tendance pour 2017

 

Une tendance assez forte a été remarquée depuis le début de l’année, synonyme de la poursuite de l’appétit au risque. Coup sur coup on a en effet vu plusieurs obligations bancaires européennes voir le jour au cours des premières séances de 2017 (dont des adjudications de titres de dette senior).

 

Hier c’est la banque espagnole BBVA qui sondait l'intérêt des investisseurs pour une obligation senior à cinq ans en euros.

 

Le Crédit Mutuel quant à lui prévoit également d'émettre une obligation senior à cinq ans en euros. La Société Générale veut elle placer une obligation senior tier 3, en dollars américains, tandis que la banque Landesbank Hessen-Thueringen va vendre une obligation sécurisée en deux tranches.

 

Rappelons que plusieurs banques européennes (dont les italiennes) ont déjà émis une série d'obligations sécurisées et subordonnées depuis le début de l’année.

 

La tendance devrait logiquement se poursuivre.

 

7.      Aujourd’hui

 

Aujourd’hui c’est bien évidemment les chiffres de l’emploi américain (et les salaires horaires) qui devraient animer les indices. Si l’on en croit les chiffres de l’ADP d’hier il ne faudrait pas être surpris par une déception en ce début d’année….

 

Les indices européens devraient ouvrir en légère baisse ce matin dans le sillage des forts mouvements sur le dollar que nous connaissons depuis quelques jours. La publication des chiffres de l’emploi américain pourrait cependant inverser la tendance.

 

Tendance asiatique

 

Les indices asiatiques évoluent sans grande tendance ce matin. Si le calme semble de mise, c’est bien évidemment les devises qui sont sur le devant de la scène.

Le Yuan par exemple est en passe de connaitre sa meilleure semaine face au dollar depuis juillet 2016. Ce matin, la Chine a relevé de quasiment 1% le taux de référence du yuan face au dollar, soit la plus forte hausse journalière depuis onze ans, signe de ses efforts pour enrayer la dépréciation de sa monnaie. La banque centrale chinoise (PBOC) a fixé à 6,8668 yuans pour un dollar le cours-pivot autour duquel le Yuan est autorisé à fluctuer face au billet vert, dans une marge de plus ou moins 2% de part et d'autre.

 

 

Actualité

 

John Williams, président de la Réserve fédérale (Fed) de San Francisco, a estimé dans un entretien à CNBC que la perspective de trois hausses des taux directeurs en 2017 était raisonnable, compte tenu de l'amélioration de l'économie des Etats-Unis.

 

Le gouvernement argentin a supprimé l'obligation de dépôt de capitaux étrangers pendant une durée de 120 jours avant leur rapatriement, levant ainsi la dernière mesure de contrôle des capitaux dans l'espoir d'attirer les investissements. Cette obligation, destinée à décourager la spéculation, avait déjà été ramenée de 365 à 120 jours par le précédent ministre des Finances Alfonso Prat-Gay, limogé fin décembre.

 

La Première ministre britannique, Theresa May, rencontrera le président américain élu, Donald Trump, au printemps après son entrée en fonctions, a annoncé Downing Street.

 

Les entreprises cubaine Cubaexport et américaine Coabana trading LLC ont signé un accord pour l'exportation vers les Etats-Unis de charbon végétal cubain, une première depuis la mise en place en 1962 de l'embargo commercial américain contre l'île.

 

Une nouvelle journée de manifestations et de saccages a eu lieu au Mexique, où les protestations contre la hausse des prix des carburants ont déjà fait un mort et des blessés et entraîné des centaines d'arrestations. Le prix de l'essence a été augmenté de 20,1% et celui du diesel de 16,5% au 1er janvier. A partir du 18 février, le prix plafond fixé par le gouvernement sera réajusté tous les jours.

 

 

Energie / Utilities   

►                 A la suite de l’accord signé avec Gamesa le 17 juin 2016, la cession de la participation d’AREVA dans Adwen a été réalisée hier. Les activités dans l’éolien en mer d’AREVA sont reprises par Gamesa. Cette cession s’inscrit dans le cadre du plan de transformation mené par AREVA afin de se recentrer sur les activités du cycle du combustible nucléaire.

 

Prix du baril

 

Le prix du baril de pétrole est en légère baisse ce matin en Asie au lendemain de la publication de réserves de brut aux Etats-Unis mitigées. On a pourtant appris que la production pétrolière de l'Opep, qui avait atteint un record en novembre, a diminué en décembre de 200.000 barils par jour (bpj) à 34,18 millions de bpj contre 34,38 millions en novembre, avant l'entrée en vigueur de l'accord de réduction des extractions de brut, montre une enquête Reuters. Cette baisse, la première enregistrée depuis mai 2016, est liée en partie au recul de la production au Nigeria, premier exportateur de brut d'Afrique, et en Arabie saoudite, chef de file de l’Opep.

 

Industrie / Minières / Automobile

►                 Donald Trump a menacé Toyota de représailles douanières si le constructeur automobile japonais construisait comme prévu une usine au Mexique pour fabriquer des voitures destinées au marché américain.

►                 Volkswagen, son ancien président du directoire et d'autres hauts dirigeants du groupe vont devoir affronter en justice des investisseurs américains s'estimant lésés par la chute de l'action VW en Bourse à la suite de l'éclatement de l'affaire des moteurs truqués.

►                 Nissan va suspendre le développement conjoint de voitures haut de gamme avec Daimler, ont dit des sources à Reuters, immobilisant ainsi un projet central dans la collaboration entre les marques Infiniti et Mercedes-Benz. La décision de suspendre ce nouveau partage de plates-formes de véhicules et d'abandonner plusieurs futurs modèles Infiniti, la marque haut de gamme de Nissan, basés sur une architecture Mercedes, pourrait peser sur la rentabilité de la nouvelle usine d'assemblage partagée entre le groupe japonais et son partenaire allemand, au Mexique, ont précisé deux sources. Parmi les projets de modèles arrêtés figure la berline compacte Infiniti Q40 sur base Mercedes programmée pour 2018.

►                 Le patron de l'alliance Renault-Nissan, Carlos Ghosn, a estimé que les constructeurs automobiles s'adapteraient aux règles du jeu qu'imposera l'administration américaine du président élu, Donald Trump, qui vient encore de s'attaquer à deux acteurs du secteur cette semaine.

►                 Monsanto prévoit toujours de boucler sa vente à Bayer pour 57 milliards de dollars à la fin de l'année 2017, a indiqué le directeur général du géant des semences Hugh Grant.

►                 Dassault Aviation a reçu 21 commandes nettes de Falcon en 2016, poursuivant le recul observé l'année précédente (25 commandes nettes) en raison de la faiblesse du marché de l'aviation d'affaires, et 36 commandes d'avions de combat Rafale, selon un bilan commercial. "La faiblesse des prises de commandes est le reflet d'un marché de l'aviation d'affaires difficile", explique Dassault Aviation dans un communiqué publié après la séance de Bourse. "33 Falcon ont été commandés en 2016 et 12 Falcon 5X ont été annulés, contre 45 Falcon commandés et 20 Falcon Netjet annulés en 2015", selon l'avionneur.

►                 La bataille judiciaire autour du contrôle de Sika, qui comprend plusieurs strates, se poursuit. Le holding SWH a formellement interjeté appel du jugement du tribunal cantonal de Zoug, qui avait repoussé ses demandes, visant en particulier à faire lever la restriction imposée à ses droits de vote en assemblée générale. La cour suprême de Zoug examinera l'affaire, a précisé Sika, qui a annoncé avoir reçu la notification de la procédure de SWH.

 

Financières

►                 La Bank of Cyprus, première de l'île méditerranéenne, a annoncé jeudi avoir remboursé la totalité des 11,4 milliards d'euros de liquidités d'urgence (ELA) reçus dans le cadre d'un plan d'aide pour faire face à la crise financière de 2013. "La Bank of Cyprus annonce qu'elle a remboursé aujourd'hui la totalité des fonds d'urgence reçus de la Banque centrale chypriote", a précisé l'établissement financier dans un communiqué. Il s'agit d'une nouvelle "étape importante" dans le redressement après la crise de 2013, a ajouté la Bank of Cyprus.

►                 BPI a cédé le contrôle de sa filiale angolaise BFA à l'opérateur de télécommunications angolais Unitel, se pliant ainsi à une demande de la Banque centrale européenne (BCE), a-t-elle annoncé dans un communiqué. En vendant 2% du capital de BFA au groupe angolais, qui en possédait déjà 49,9%, la banque portugaise a réduit sa part à 48,1%, alors que celle d'Unitel, dirigé par la femme d'affaires angolaise Isabel dos Santos, est passée à 51,9%, précise la BPI. La transaction, dont le prix s'est élevé à 28 millions d'euros, permet à la BPI de réduire son exposition à la dette de l'Etat angolais, jugée trop risquée par la BCE.

►                 Un ancien cadre de Commerzbank va œuvrer pour UBS, en tant que responsable de la stratégie du groupe. Michael Bonacker entrera en fonctions la semaine prochaine, selon une note interne du groupe suisse.

►                 Bâloise Vie, Pax Holding et Pax Assurances ont conclu un accord de vente portant sur une participation de 57,6% dans Pax de Placements (Pax Anlage), indiquent vendredi les trois sociétés dans des communiqués distincts. L'assureur rhénan a également conclu des accords avec Schweizerische Lebensversicherungs-Gesellschaft et Nürnberger Lebensversicherung, qui lui permettront de porter sa participation dans Pax de Placements à environ 70% du capital et des droits de vote. Bâloise présente par ailleurs une pré-offre publique d'achat (OPA) pour acquérir les parts restantes de la société immobilière en mains du public.

 

Informations et Technologies

►                 Donald Trump reste opposé au projet d'acquisition du groupe de médias Time Warner par l'opérateur télécoms AT&T, annoncé à l'automne dernier pour un montant de 85,4 milliards de dollars, rapporte l'agence Bloomberg en citant des sources proches du président élu.

►                 Les services d'écoute de musique en "streaming" ont dépassé pour la première fois aux Etats-Unis les ventes de musique numérique en téléchargement, avec une augmentation de 76% en 2016, selon une étude du cabinet Nielsen Music

►                 Verizon Communications n'est pas certain de concrétiser son projet de rachat de Yahoo pour 4,8 milliards de dollars, a declaré l'un des principaux dirigeants de l'opérateur de télécommunications

►                 Samsung Electronics a annoncé qu'il table sur une progression de 49,8% sur un an de son bénéfice d'exploitation au quatrième trimestre, malgré les déboires rencontrés par son smartphone phare Galaxy Note 7. Son bénéfice d'exploitation devrait se monter à 9.200 milliards de wons (7,8 milliards de dollars) sur le trimestre écoulé, selon cette première estimation. Il s'agirait du meilleur résultat obtenu depuis le troisième trimestre 2013, lorsque Samsung avait dégagé un résultat d'exploitation de 10.200 milliards de wons. Le chiffre d'affaires du quatrième trimestre est estimé à 53.000 milliards de wons, en léger repli de 0,6% sur un an, selon un communiqué. Le groupe a pu compenser les difficultés rencontrées par le Galaxy Note 7 grâce à la bonne tenue de ses ventes de puces mémoire et d'écrans pour smartphones, dépassant ainsi les attentes des analystes.

 

Consommation

►                 L'action Gap bondissait de plus de 10% jeudi dans les échanges après la clôture de la Bourse de New York, le distributeur de vêtements ayant publié une hausse de ses ventes de fin d'année. Les ventes nettes de Gap ont progressé de 1% de novembre à décembre, par rapport à la même période de l'an dernier, et de 2% à nombre de magasins comparable. Les ventes nettes pour les cinq semaines qui se sont achevées le 31 décembre ont progressé de 3%, à 2,07 milliards de dollars, a indiqué le groupe dans un communiqué. Le propriétaire des marques Gap, Old Navy et Banana Republic a relevé son objectif annuel de bénéfice par action, qui devrait ressortir "légèrement au-dessus du haut de la fourchette" qu'il s'était fixé, c'est-à-dire 1,92 dollar.

►                 Constellation Brands a chuté à Wall Street hier soir en dépit de la publication d'un bénéfice trimestriel meilleurs que prévu, le groupe de boissons et de spiritueux payant son exposition au Mexique où il produit l'essentiel de sa bière.

►                 Rémy Cointreau est heureux d’annoncer l’acquisition effective de la distillerie Westland. Suite à l’achat de Bruichladdich en 2012 et du Domaine des Hautes Glaces hier, l’acquisition de Westland vient compléter le portefeuille de Rémy Cointreau dans la catégorie du whisky single malt haut de gamme, qui bénéficie d’une forte croissance.

 

Pharmaceutique

►                 Une juge fédérale américaine a prononcé une interdiction des ventes de l'anti-cholestérol Praluent commercialisé par Sanofi et Regeneron Pharmaceuticals, répondant ainsi à la demande de Amgen qui les accuse de violation de brevets. La juge Sue Robinson, du tribunal fédéral du Delaware, a ordonné un sursis à exécution de 30 jours, le temps pour Sanofi et Regeneron de faire appel (ce que Sanofi vient de faire ce matin même)

►                 Genentech, filiale de Roche, a annoncé avoir obtenu une homologation de l'Autorité américaine des médicaments (FDA) pour son produit Lucentis lors du traitement de la myopie pathologique (mCNV). Il s'agit de la cinquième indication pour laquelle Lucentis reçoit une autorisation aux Etats-Unis depuis son lancement en 2006.

 

 


 

 
 



Agrandir page UNE

agefi_1970-01-01_jeu_01
 
 
 

...