Easyjet voit ses capacités dopées à Bâle et à Zurich

mardi, 22.01.2019

Les capacités d'Easyjet au départ de Bâle et de Zurich ont décollé de respectivement 20% et 38% entre octobre et décembre 2018.

Easyjet a fait état d'une activité solide entre octobre et décembre, marquée notamment par le bond de 15,1% du nombre de passagers transportés, à 21,6 millions. (Keystone)

La compagnie aérienne à bas coûts Easyjet a poursuivi sa croissance en Suisse au cours du premier trimestre de son exercice décalé 2018/19 (octobre à décembre), même si c'est à un rythme sensiblement inférieur qu'à l'échelle du groupe, qui a vu le nombre de passagers transportés s'envoler de plus de 15% pendant la période sous revue, pour la moitié grâce à un effet d'acquisition.

Les capacités (nombre de sièges offerts) au départ de Bâle et de Zurich ont décollé de respectivement 20% et 38%. "A Bâle, cette hausse est à mettre au crédit du stationnement de deux avions supplémentaires à partir de l'été dernier", a indiqué mardi Thomas Haagensen, directeur exécutif d'Easyjet Europe, dans un entretien à AWP.

La hausse des capacités à Zurich en revanche est liée à l'ouverture de la liaison à destination de l'aéroport berlinois de Tegel, dans la foulée de l'acquisition par Easyjet d'une partie des actifs de son concurrent en faillite Air Berlin. La compagnie y assure depuis le premier aéroport du pays jusqu'à cinq vols quotidiens.

"A Genève (principale plateforme d'Easyjet en Suisse, ndlr) nous avons enregistré une croissance de 3,6% au premier trimestre, similaire à la même période un an plus tôt", essentiellement grâce à l'utilisation d'appareils de plus grande capacité, explique le responsable.

France toujours prisée

Les vicissitudes géopolitiques n'ont eu que peu, voire pas d'impact, sur les opérations du transporteur au logo orange et blanc au départ de la Suisse. "La demande pour Paris est restée très solide", en dépit du mouvement de protestation des "gilets jaunes" qui agite l'Hexagone depuis plus de deux mois.

A destination de la France en général, le taux de remplissage est resté stable, assure M. Haagensen. Depuis la Suisse, la compagnie dessert, outre la capitale, les villes de Nice, Toulouse, Bordeaux, Rennes, Nantes et la Corse.

Le spectre du Brexit ne se reflète pas non plus dans les réservations à destination du Royaume-Uni. "A l'échelle du groupe, le taux de remplissage est de 74% à fin mars", fait remarquer le responsable d'Easyjet Europe, signalant que ce même taux est de 20% pour la seconde partie de l'exercice, contre 19% un an plus tôt.

Les opérations d'Easyjet au départ de la Suisse ont en revanche pâti des annulations de vols à l'aéroport londonien de Gatwick, en raison de vols de drones juste avant Noël. L'incident avait entraîné d'importantes perturbations, affectant 140'000 passagers.

La compagnie britannique avait été contrainte d'annuler 400 vols, ce qui avait eu des répercussions sur environ 82'000 de ses clients. L'impact est cependant resté "minime" sur le marché helvétique, estime M. Haagensen, avec seulement une dizaine d'annulations de vols.

Plus tôt dans la matinée, Easyjet a fait état d'une activité solide entre octobre et décembre, marquée notamment par le bond de 15,1% du nombre de passagers transportés, à 21,6 millions. Le chiffre d'affaires du groupe britannique s'est enrobé de 13,7% en rythme annuel, frôlant 1,3 milliard de livres (1,67 milliard de francs). (ats)






 
 

AGEFI



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