Agriculture: les cantons dépensent plus de 500 millions par an

vendredi, 03.07.2020

Les cantons et les communes ajoutent aux dépenses fédérales pour l'agriculture environ 500 millions de francs par an. Dans 23 cantons, les dépenses publiques, financées par l'impôt, dépassent la valeur ajoutée nette de l'agriculture.

Genève, le canton le plus généreux, octroie un montant supplémentaire équivalent à 58 % des dépenses fédérales pour l'agriculture.(Keystone)

Pour la première fois, une étude publiée vendredi par Avenir Suisse analyse la mise en oeuvre de la politique agricole par les cantons. Les cantons et les communes ajoutent aux dépenses fédérales pour l'agriculture environ 500 millions de francs par an.

Les différences régionales sont immenses, tant en ce qui concerne les montants octroyés qu'au niveau du personnel engagé dans l'administration. Genève, le canton le plus généreux, octroie un montant supplémentaire équivalent à 58 % des dépenses fédérales pour l'agriculture, contre 8 % pour le plus économe (Berne). 

Bureaucratie agricole 

Au niveau national, les coûts de la "bureaucratie agricole" s'élèvent à 250 millions de francs. Le canton le moins dépensier (Saint-Gall) a un pourcentage d'emplois par exploitation 18 fois inférieur à celui du canton qui a les coûts bureaucratiques les plus hauts (Genève). Vaud occupe la 20e place avec 7369 francs par exploitation.Dans 23 cantons, les dépenses publiques, financées par l'impôt, dépassent la valeur ajoutée nette de l'agriculture.

Ainsi, bien que le canton de Vaud ait la plus forte valeur ajoutée nette du pays (318 millions de francs), cette valeur tombe à -11 millions de francs après déductions des transferts. Avec 56 millions de francs, Genève fait partie des trois cantons ayant une valeur ajoutée nette économique positive.

Sur la base de ces résultats, plus d'efficacité et de régionalisation seraient bénéfiques à l'agriculture suisse, souligne Avenir Suisse dans un communiqué: "Les opportunités locales pourraient ainsi être mieux reconnues, et ne seraient pas effacées par les incitations inopportunes créées par les subventions fédérales".

De plus, une réduction de la densité de réglementations agricoles pourrait également réduire la charge bureaucratique des cantons et diminuer considérablement les ressources humaines nécessaires dans les services cantonaux de l'agriculture.

 

 






 
 

AGEFI



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