Les Suisses disent oui à 62% au fonds routier FORTA

dimanche, 12.02.2017

Les autoroutes et les transports communs dans les villes seront financés via un fonds routier. Les Suisses ont largement soutenu dimanche à 62% la création de cet instrument doté de 3 milliards de francs par an.

FORTA doit permettra d'éliminer les bouchons sur les autoroutes et de fluidifier le trafic en ville.

Le fonds pour les routes nationales et le trafic d'agglomération (FORTA) se veut le jumeau du fonds ferroviaire, accepté par 62% des électeurs en 2014. Il permettra de remplacer les infrastructures routières devenues obsolètes et ainsi de réduire les bouchons.

Un montant de 390 millions de francs est prévu pour des projets de mobilité douce, de trams ou de métros en ville. Les cantons participeront à hauteur de 60 millions de francs par an à l'intégration des 400 km de routes cantonales au réseau national, repoussée par le peuple en 2013 car couplée à la hausse de la vignette à 100 francs.

Le projet a convaincu 1,5 million de personnes, alors que seuls quelque 923'000 ont glissé un "non" dans l'urne.

FORTA a reçu le soutien le plus élevé dans les cantons de Neuchâtel (76,9%) et de Vaud (74,3%). Tous deux attendent la manne fédérale pour construire entre autres les contournements de Morges (VD) et du Locle (NE). Ils sont suivis, dans un mouchoir de poche, des cantons de Zoug (66,6%), Nidwald (66,3%) et Glaris (66%).

Dans les autres cantons romands, le projet remporte un bon succès d'estime. Le Valais l'approuve à 63,4%, le Jura à 61,8%, le canton de Fribourg à 60,2%, celui de Berne à 59,1% et Genève à 56,8%.

Aucune résistance

Aucun canton n'a boudé le nouveau fonds routier. Le "oui" le plus timide a été prononcé par Bâle-Ville et atteint 53,6%. La gauche, partie divisée sur ce projet, n'a visiblement pas réussi à convaincre.

Selon elle, la hausse de 4 centimes de la surtaxe sur l'essence ne suffit pas à financer FORTA. Les automobilistes ne mettent pas assez la main au portemonnaie. En outre, avec le trou creusé dans les caisses fédérales, ce sont les autres qui doivent se serrer la ceinture.

Le Conseil fédéral, la droite et nombre d'organisations de transports, privés et publics ont rappelé avec succès que le fonds est équilibré et équitable. Il permet de réduire les bouchons sur les autoroutes et assure la complémentarité des transports en ville.

Contrairement à leur parti national, des parlementaires et des conseillers d'Etat du PS et des Verts ont fait campagne pour le fonds. Ils ont préféré ne pas raviver une guerre rail-route toujours défavorable aux transports publics. De plus, un oui évite un moratoire sur les projets d'agglomération et permet d'assurer le développement des régions périphériques. (awp)


 

 
 

 
 

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