Russie: deux grosses banques en faillite

lundi, 19.09.2016

Les autorités russes ont placé en faillite lundi deux grosses banques représentant près d'un milliard d'euros de dépôts de la population.

Si FinPromBank a succombé à sa situation financière fragile, RosinterBank et RKB se voient reprocher des infractions à la législation en termes de blanchiment d'argent.

Les autorités russes ont placé en faillite lundi deux grosses banques représentant près d'un milliard d'euros de dépôts de la population, gonflant considérablement la facture de la crise économique et du nettoyage du système bancaire.

Dans plusieurs communiqués, la banque centrale annonce le retrait de la licence de RosinterBank, 68e banque sur environ 650 par les actifs, de FinPromBank (94e) ainsi que de la plus modeste RKB (404e).

Si FinPromBank a succombé à sa situation financière fragile, RosinterBank et RKB se voient reprocher des infractions à la législation en termes de blanchiment d'argent.

La banque centrale procède depuis plusieurs années à un grand ménage dans le pléthorique secteur bancaire, qui s'est accéléré depuis la crise monétaire de fin 2014 et la récession en découlant.

La semaine dernière, sa présidente, Elvira Nabioullina, a indiqué que 279 établissements avaient perdu leur licence en trois ans, dont 68 depuis début 2016. Ces mises en faillite concernent en revanche très rarement les plus grosses banques appartenant au fermé "top 100" bancaire russe.

Les fermetures annoncées lundi font monter considérablement la facture de cette purge car RosinterBank et FinPromBank représentent à elles seules plus de 70 milliards de roubles de dépôts (965 millions d'euros) qui devront être remboursés par l'agence de garantie des dépôts.

La semaine dernière, la banque centrale a également placé sous tutelle un autre établissement important, VPB (98e), qui risque donc lui aussi la fermeture et pèse environ 30 milliards de roubles (415 millions d'euros) de dépôts.

La Banque de Russie travaille actuellement à un nouveau mécanisme de sauvetage des établissements en difficulté qui lui permettrait d'injecter directement des fonds au lieu d'en prêter à un repreneur sans contrôler réellement leur utilisation.

Elle s'est prononcée en faveur d'une loi permettant d'empêcher les banquiers soupçonnés de fraude de partir à l'étranger pour échapper à la justice. Le président a demandé au gouvernement et aux forces de l'ordre de réfléchir à un tel système.  -(awp)


 

 
 



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