Prolongation du sursis concordataire pour Baoshida Swissmetal

mercredi, 22.05.2019

L'entreprise Baoshida Swissmetal qui emploie 160 personnes sur les sites de Reconvilier (BE) et de Dornach (SO) peut un peu respirer. Le Tribunal Jura bernois-Seeland a prolongé de deux mois le sursis concordataire qui arrivait à échéance mercredi.

L'ancien fleuron industriel de l'Arc jurassien avait été racheté il y a six ans par groupe chinois Baoshida.(Keystone)

"Le sursis concordataire court jusqu'au 22 juillet", a indiqué André Rezzonico, président du conseil d'administration de Swiss Team, société qui veut reprendre Baoshida Swissmetal. L'industriel suisse a précisé mercredi que le commissaire au sursis avait reçu le jugement du Tribunal régional Jura bernois-Seeland.

"Swissmetal va repartir", a jouté André Rezzonico qui estime que la prolongation du sursis concordataire est la meilleure chose pour tout le monde. Ce repreneur est prêt à sauver les actifs de l'entreprise spécialisée dans les alliages cuivreux . Il s'est aussi engagé à garder tout le personnel.

Convaincre une banque chinoise

Ces deux mois supplémentaires doivent permettre à la direction ainsi qu'au commissaire au sursis concordataire de convaincre le principal créancier de l'entreprise, la China Development Bank (CDB), de ne pas s'opposer à la finalisation de l'opération de rachat pour une somme de 9 millions de francs.

C'est auprès de cet institut bancaire que l'ex-CEO chinois de la société Baoshida Swissmetal avait contracté un emprunt de 15 millions d'euros. Mais l'administrateur unique est aujourd'hui soupçonné par la justice suisse de gestion déloyale. La banque chinoise veut elle reprendre ses fonds.

Dans le cadre de la consultation des créanciers, le commissaire au sursis concordataire avait proposé à la banque chinoise le versement d'un montant partiel de cette dette pour permettre la reprise de cette entreprise métallurgique. La CDB a refusé et exige que le repreneur assume la totalité de la dette bancaire.

Quelque 160 emplois en jeu

L'investisseur demande à l'établissement chinois d'accepter de lever ses gages immobiliers pour permettre la finalisation de la reprise des actifs et le sauvetage de quelque 160 emplois. L'ancien fleuron industriel de l'Arc jurassien avait été racheté il y a six ans par groupe chinois Baoshida.(awp)

 

 






 
 

AGEFI



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