Un patron donne 1 million pour un nouveau vote sur le Brexit

lundi, 20.08.2018

L'entrepreneur britannique Julian Dunkerton, co-fondateur de la marque de vêtements Superdry, a dit soutenir financièrement l'organisation "People's Vote", qui milite pour la tenue d'un nouveau référendum sur le Brexit. Son don s'élève à 1 million de livres.

"Si le Brexit avait eu lieu 20 ans plus tôt, la marque Superdry ne serait jamais devenue la réussite mondiale qu'elle est", a estimé Julian Dunkerton.

Le multimillionnaire et co-fondateur de la marque vestimentaire Superdry est d'avis qu'un nouveau référendum sur le Brexit doit avoir lieu. Julian Dunkerton a fourni un million de livres à l'organisation "People's Vote" afin de financer des opérations de sondage du public très détaillées.

"Je donne un peu de mon argent à la campagne de People's Vote parce que je sais que nous avons une véritable chance de changer le cours des choses", a expliqué Julian Dunkerton dans une tribune publiée sur le site internet du Sunday Times. "Les gens se rendent de plus en plus compte que le Brexit va être un désastre", a-t-il ajouté.

Cet argent (1,3 millions en francs suisses) servira à financer "une des opérations de sondage du public les plus détaillées jamais entreprises dans le cadre d'une campagne", a expliqué le multimillionnaire de 53 ans.

Superdry, fondé en 2003, compte 515 magasins dans 46 pays, selon le site internet de la marque cotée à la Bourse de Londres. "Si le Brexit avait eu lieu 20 ans plus tôt, la marque Superdry ne serait jamais devenue la réussite mondiale qu'elle est", a estimé Julian Dunkerton. "Nous aurions eu du mal à gérer les négociations douanières et tarifaires".

D'ici octobre

L'idée d'un nouveau référendum sur le résultat final des négociations du Brexit gagne du terrain au Royaume-Uni, deux ans après le référendum du 23 juin 2016 favorable à un retrait de l'Union européenne, et autant d'années de querelles gouvernementales et dissensions parlementaires sur le sujet.

Cette éventualité est fermement rejetée par le gouvernement de la Première ministre Theresa May, engagé dans des négociations difficiles avec Bruxelles. Les deux parties sont censées parvenir à un accord d'ici au sommet européen d'octobre pour pouvoir organiser leur divorce, programmé le 29 mars 2019, mais les craintes d'une absence d'accord grandissent.

L'exécutif britannique devrait commencer à publier jeudi une série de notes techniques indiquant la marche à suivre aux citoyens et aux milieux d'affaires en cas d'absence d'accord.(ats)






 
 

AGEFI



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