Tracker de Leonteq sur le portefeuille de «Finanz & Wirtschaft»

dimanche, 20.01.2019

L’émetteur suisse lance un certificat répliquant la performance d’un portefeuille d’actions tactique et stratégique construit par la rédaction du magazine alémanique.

Levi-Sergio Mutemba

Leonteq a annoncé vendredi le lancement à la SIX Swiss Exchange (SIX) d’un certificat tracker (ISIN 37270457/ FWRPTQ) sur l’indice FuW Risk Portfolio Index, publié par le magazine financier et des affaires suisse allemand Finanz & Wirtschaft (FuW). L’indice trouve dans son origine dès 1995, lorsque le magazine commença à publier ses recommandations d’investissement dans son FuW Risk Portfolio. Le tracker a commencé à être négocié vendredi et affiche des frais de gestion de 0,70%. Il s’agit d’un produit open-end (sans échéance), émis en franc suisse.

Les critères de sélection des actions reposent sur leur valorisation (privilégiant les titres sous-évalués), quel que soit la taille de l’entreprise. L’horizon de placement comprend le court et le moyen terme. Le termsheet précise que les décisions liées la répartition s’appuient sur la combinaison d’analyses fondamentales et techniques. L’objectif est d’atteindre un profil de rendement supérieur à celui du benchmark Swiss Performance Index (SPI).

La composition de l‘indice est réévaluée chaque trimestre par un comité spécifiquement créé, qui inclut la rédaction en chef de FuW, des responsables de service et des rédacteurs spécialisés. Leonteq met ainsi son tracker sur l’indice à un prix unitaire de 100 francs. David Schmid, Directeur de l’Investment Solutions chez Leonteq, se dit «impatient de collaborer avec FuW, une maison d’édition d’informations financières réputée et fier de pouvoir offrir ce tracker répliquant un portefeuille destiné aux portefeuilles d’actions suisses doté d’un tel historique de performance».

Pour lui, cette collaboration «renforce le positionnement de Leonteq sur le marché suisse en tant que fournisseur de choix de produits d’investissement structurés». Jan Schwable, rédacteur en chef de FuW, explique qu’«après un long et rigoureux processus, durant lequel nous avons reçu des offres d’un certain nombre d’émetteurs suisses, nous sommes persuadés d’avoir sélectionné le bon partenariat avec Leonteq».

Un portefeuille multiplié par plus de dix

Le rédacteur en chef ajoute que l’offre de Leonteq «est la meilleure» et qu’il se réjouit d’offrir aux lecteurs la possibilité d’investir de façon efficace dans le FuW Risk Portfolio. Pour mémoire, FuW a été fondé en 1928 et s’adresse principalement aux professionnels de l’investissement et aux investisseurs privés. FuW est l’un des plus importants représentants de la presse économique suisse, décliné sur une base quotidienne sous forme numérique et deux fois par semaine (le mercredi et le samedi) dans sa version imprimée. Outre sa rédaction mère à Zurich, FuW dispose de ses propres bureaux dans les grands centres financiers que sont Londres, New York et Hong Kong.

Depuis 1995 au 10 janvier 2019, le portefeuille de FuW a été multiplié par plus de dix fois contre une progression de moins de 800 fois pour l’indice SPI. Début janvier, celui-ci comptait parmi ses positions le titre de l’assureur Swiss Re (poids de 12,88%), le spécialiste des techniques de communication et des fibres optiques Huber+Suhner (11,21%), l’horloger Swatch (10,24%), le leader des systèmes d’injection et de perfusion Ypsomed (8,49%), le cimentier LafargeHolcim (7,55%), le spécialiste du génie mécanique Burckhardt (6,65%) ou encore Credit Suisse (5,98%) et le fabricant de semi-conducteurs AMS (2,05%).

Bien que les trackers offrent les mêmes avantages que les exchange-traded funds (ETF), leur structure est très différente. D’abord, un ETF simple (plain vanilla) est une part de fonds, au sens de la loi sur les fonds de placement. Un tracker est quant à lui un produit dérivé financier. Il ne peut donc pas être qualifié de part d’un placement collectif au sens de la Loi fédérale sur les placements collectifs de capitaux (LPCC). Il en découle que le tracker n’est ni enregistré ni surveillé par l’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers FINMA, les investisseurs ne jouissant pas de la protection prévue par celle-ci.






 
 

AGEFI



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