Avaloq compte recruter 300 collaborateurs ces deux prochaines années

lundi, 18.05.2020

L'éditeur de logiciels bancaires, Avaloq, rénove son site actuel à Zurich et construit un deuxième bâtiment adjacent. Il embauche dans le monde entier.

Mathias Schütz, directeur général pour la Suisse et le Liechtenstein, Avaloq.

Avaloq compte recruter 300 collaborateurs dans le monde ces deux prochaines années, a annoncé son directeur pour la Suisse Mathias Schütz à AWP. L'éditeur de logiciels bancaires emménagera dans de nouveaux bureaux à Genève d'ici fin 2020, rénove son site actuel à Zurich et construit un deuxième bâtiment adjacent.

A Genève, où le contingent de 25 collaborateurs est composé essentiellement d'un service clientèle et de commerciaux, un renforcement n'est pas prévu, sauf de manière ponctuelle, en fonction du développement des affaires. Au Tessin, suite à la reprise de B-Source en 2016, Avaloq travaille avec près de 700 employés.

L'objectif d'engagement de personnel ne sera guère aisé, car il y clairement une pénurie d'ingénieurs informaticiens et autres experts en Suisse, "surtout si l'on considère nos exigences élevées en matière de savoir-faire à l'interface entre les technologies et les affaires financières", explique M. Schütz.

Recrutement à l'étranger

Il en résulte qu'Avaloq est tributaire du recrutement de collaborateurs adéquats et qualifiés dans les pays voisins, en Union européenne et dans les pays tiers. A la fin de l'année dernière, la Suisse et le Liechtenstein représentaient près des deux tiers des revenus du groupe schwytzois dirigé depuis Zurich. "Nous voulons continuer à croître à ce rythme à l'avenir".

La force d'innovation d'Avaloq et le poids de son écosystème de fintechs produisent une plus-value sur le marché. Grâce à l'exploitation réussie de ces synergies et des innovations d'une année sur l'autre, le chiffre d'affaires témoigne d'une croissance régulière, avec des hausses de 6% tant en 2018 qu'en 2019.

Sans se lancer dans le périlleux exercice des prévisions, vu l'environnement incertain lié à la pandémie de coronavirus, Mathias Schütz estime que le modèle d'affaires d'Avaloq est "très stable et robuste".

Les récentes discussions avec les clients sont réconfortantes: "pas de frein de leur part dans les investissements, loin de là". Suite à l'intensification du télétravail de ces derniers mois, "nous nous attendons à une accélération significative de la numérisation dans le secteur bancaire", ajoute M. Schütz.

Temps révolu

Le secteur financier est soumis à une énorme pression à plusieurs niveaux. Une pression qu'Avaloq ressent sur les coûts et les marges depuis longtemps déjà, ce qui l'a incité à axer clairement les solutions proposées à ses clients sur une simplification, avec la vocation majeure de réduire les coûts de ces derniers.

Car l'époque où chaque établissement financier avait son propre système informatique dans sa cave, souvent très complexe et lourd, tant sur le plan logistique que celui des coûts, est bel et bien révolu. Bien avant le début de la crise sanitaire, "nous avions déjà réalisé que la complexité générée en partie par les technologies de l'information, crée des obstacles et ralentit les processus de décision".

Pour remédier à cette situation l'objectif est de permettre aux établissements financiers de se recentrer pleinement sur leur coeur de métier en faisant appel à un interlocuteur unique pour tout ce qui concerne l'édition de solutions bancaires. "C'est beaucoup plus simple, convivial et moins cher", constate le responsable du marché suisse.

Ce n'est pas un hasard si l'ensemble de la scène fintech en Suisse se professionnalise et mûrit d'année en année et si la coopération entre les institutions financières établies et les jeunes pousses devient constructive, conclut Mathias Schütz. (ATS)






 
 

AGEFI



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