"L'échange automatique ne constitue pas un désavantage"

vendredi, 16.09.2016

L'échange automatique d'informations en matière fiscale est destiné à s'imposer au niveau mondial, estime le directeur général de l'Association suisse des banquiers (ASB), Claude-Alain Margelisch.

La Suisse ne subira aucun désavantage concurrentiel suite à l'adhésion à ce standard international.

L'échange automatique d'informations en matière fiscale est destiné à s'imposer au niveau mondial, estime le directeur général (CEO) de l'Association suisse des banquiers (ASB). "En conséquence, la Suisse ne subira aucun désavantage concurrentiel suite à l'adhésion à ce standard international", a-t-il confié en marge de la Journée des banquiers dans un entretien publié vendredi dans le "Corriere del Ticino".

"Au contraire, la Suisse continuera à être connue comme place financière conforme et incontournable" tout en priorisant la confidentialité des données de ses clients, assure le patron de la faîtière. Il souligne toutefois la nécessité que toutes les places financières adoptent et déploient "avec cohérence" les nouveaux standards.

La Suisse compte actuellement pour près d'un quart dans la gestion de fortune transfrontalière globale. "La part de patrimoines étrangers sous gestion se situe à près de 50%" pour les établissements helvétiques, a précisé M. Margelisch. La contraction observée en 2015 est avant tout due à des effets monétaires, les patrimoines des clients étrangers étant le plus souvent libellés en euros et en dollars US, a-t-il poursuivi.

Selon lui, le nombre d'établissements bancaires en Suisse, qui a déjà été ramené de 275 à 266 en 2015, est destiné à se réduire encore ces prochaines années. "Mais l'important n'est pas tant le nombre d'instituts financiers que le fait que les postes de travail et la création de valeur soient maintenus en Suisse", estime le patron des banquiers.

A l'en croire, le fait que les banques helvétiques créent actuellement plus d'emplois à l'étranger qu'en Suisse est la conséquence directe des questions toujours en suspens concernant l'accès aux marchés extérieurs, "source pour (elles) de grande préoccupation".

Interrogé par le quotidien tessinois sur l'impact de l'affaire BSI sur la place financière locale, M. Margelisch a dit ne pas voir actuellement "d'éléments susceptibles de produire un redimensionnement de la place luganaise", mais a souligné que l'association ne prenait pas position sur des cas spécifiques. - (awp)


 

 
 



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