Après un premier trimestre positif, Novartis bat de l’aile

mardi, 21.07.2020

Le volume des ventes du géant pharmaceutique Novartis est en repli de 4% au deuxième trimestre, a-t-il annoncé mardi dans un communiqué. Un résultat qui s’inscrit dans le bas de la fourchette donnée par les analystes.

Le groupe rhénan évoque une stabilisation de ses affaires sur l'ensemble du premier semestre, laissant augurer une normalisation sur le reste de l'exercice. (Keystone)

Les ventes de Novartis ont bu la tasse au deuxième trimestre, après avoir surfé au premier sur une vague de constitution de stocks en prévision de l'éclatement de la pandémie de coronavirus. Le recul du chiffre d'affaires était largement anticipé, mais son ampleur surprend quelque peu. Une rentabilité opérationnelle plus généreuse que prévu atténuait la déception des investisseurs.

Le géant pharmaceutique rhénan évoque une stabilisation de ses affaires sur l'ensemble du premier semestre, laissant augurer une normalisation sur le reste de l'exercice. La direction ne modère que légèrement ses ambitions de croissance pour 2020, tout en rehaussant son objectif de rentabilité opérationnelle.

La feuille de route 2020 comprend désormais une croissance autour de 5%, contre 5% à 9% précédemment. L'excédent d’exploitation (Ebit) de base doit progresser d'un peu plus de 10%, contre environ 10% au dernier pointage.

Le chiffre d'affaires du groupe entre avril et fin juin s'est érodé de 4% en comparaison annuelle à 11,35 milliards de dollars (10,66 milliards de francs), plombé notamment par un recul de 11% des recettes de son unité génériques et biosimilaires Sandoz à 2,16 milliards. La principale division Innovative Medicines n'a égaré que 1% à 9,19 milliards.

L’Ebit de base a grappillé 1% pour s'établir à 3,67 milliards, détaille le compte rendu diffusé mardi.

La contraction des ventes s'avère plus sévère que ne le projetaient les analystes, qui prévoyaient dans le pire des cas 11,77 milliards. L'Ebit de base en revanche s'inscrit dans le haut de la fourchette.

Impact épidermique du Covid-19

 

Novartis souligne que ses activités en ophtalmologie et en dermatologie notamment, ainsi que les ventes au détail de Sandoz, ont été freinées en avril et en mai par la priorité accordée dans les structures de soin aux traitements jugés essentiels. Une amorce de normalisation a toutefois été observée en juin.

"Nous ne prévoyons pas de tailler dans nos effectifs en raison du coronavirus", a promis en téléconférence le directeur général Vasant Narasimhan.

Sur le front de la lutte contre la pandémie à proprement parler, le laboratoire poursuit l'examen en phase III de son canakinumab contre la pneumonie liée au Sars-Cov-2, ainsi que du ruxolitinib associé au standard thérapeutique en collaboration avec Incyte. Diverses recherches indépendantes sont par ailleurs alimentées avec une dizaine de médicaments estampillés Novartis.

Le timonier a par contre écarté l'éventualité d'une reprise du développement de vaccins, abandonné en 2015 à l'issue du vaste échange d'actifs avec le britannique GlaxoSmithKline (GSK).

A 09h40, la nominative Novartis cédait 0,8% à 82,05 francs, lanterne rouge d'un SMI en petite hausse de 0,26%. (awp)






 
 

AGEFI



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