Le secteur de la mode est loin de voir le bout du tunnel

mardi, 28.04.2020

Le marché de la mode a essuyé à nouveau un fort repli des chiffres d'affaires l'an dernier, une situation qui dure depuis 2011.

Les ventes se sont réparties entre 73,9% pour les vêtements, 20,8% pour les chaussures et 5,3% pour les accessoires. (Keystone)

Sous pression depuis plusieurs années, le marché de la mode a essuyé en 2019 un repli des chiffres d'affaires de 2,3% à 8,2 milliards de francs. La situation devrait encore s'aggraver cette année en raison de la pandémie de coronavirus, selon les estimations de l'institut d'études de marché GFK publiées mardi.

L'exercice 2019 n'a pas fait exception, essuyant à nouveau un fort repli des chiffres d'affaires, une situation qui dure depuis 2011. Entre 2011 et 2019, les magasins de mode suisses ont essuyé une baisse de près de 2,5 milliards, précise GFK.

Cela s'explique notamment par un secteur de la mode confronté aux achats à l'étranger, à une pression sur les prix et à une réaffectation des dépenses, selon les spécialistes de l'établissement.

Les ventes se sont réparties entre 73,9% pour les vêtements, 20,8% pour les chaussures et 5,3% pour les accessoires. Chacun de ces secteurs a essuyé une baisse des revenus, qui a été néanmoins inférieure pour le segment chaussures (-1%).

Le segment des articles pour femmes a pesé pour 59,4% des ventes, tandis que ceux pour les hommes (27,9%) et les enfants et bébé (12,6%) ont été nettement moindres. Ce dernier segment a essuyé la baisse la plus marquée des revenus (-3,2%).

Les ventes en ligne de vêtements, chaussures et accessoires se sont par contre inscrites en hausse de 9% en 2019, à l'inverse de la tendance générale. Ce solide bond ne suffit toutefois pas à rattraper la baisse des chiffres d'affaires des magasins physiques, qui ont essuyé un repli de 5%.

Elles représentent une part toujours plus importante du total. En 2019, 19,6% des recettes étaient réalisées sur internet, alors que cette part était de 17,5% un an plus tôt et de 7,4% en 2012. En 2020, celle-ci devrait encore augmenter.

La situation ne devrait pas s'améliorer cette année, avec le trou d'activité de 1,5 mois précisément au moment des nouvelles collections. Une perte est également attendue en 2020, projette GFK. (awp)






 
 

AGEFI



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