L'IPO d'Aramco "attirera des investissements et créera des emplois"

mercredi, 20.11.2019

Le roi Salmane d'Arabie saoudite estime que l'entrée en Bourse d'Aramco va être bénéfique pour le marché de l'emploi.

La vente de 1,5% des parts du mastodonte public va "permettre aux investisseurs dans le royaume et à l'étranger de contribuer à cette entreprise pionnière", selon le roi Salmane d'Arabie saoudite. (Keystone)

L'entrée en Bourse (IPO) prochaine du géant pétrolier saoudien Aramco va "créer des milliers d'emplois" et "attirer les investissements", a déclaré mercredi le roi Salmane d'Arabie saoudite.

La vente de 1,5% des parts du mastodonte public va "permettre aux investisseurs dans le royaume et à l'étranger de contribuer à cette entreprise pionnière", a-t-il ajouté, selon un tweet du ministère des Affaires étrangères.

>> Lire aussi: Le géant pétrolier saoudien Aramco lance son entrée en Bourse

Aramco a annoncé le 17 novembre qu'il allait introduire 1,5% de ses parts sur le Tadawul, indice de référence de la Bourse de Ryad, précisant que cela pourrait rapporter entre 24 et 25,5 milliards de dollars.

Selon le fleuron national saoudien, qui produit environ 10% du pétrole mondial, sa valorisation pourrait atteindre 1.710 milliards de dollars, loin des 2.000 milliards un temps visés par le prince héritier et fils du roi Mohammed ben Salmane.

L'opération constitue la pierre angulaire du plan de réformes du prince héritier pour diversifier l'économie du royaume, ultradépendante du pétrole, en investissant des fonds dans des projets de développement pharaoniques et dans les industries hors du secteur pétrolier.

La majeure partie des revenus générés par l'entrée en Bourse ira au fonds souverain saoudien, le Public Investment Fund (PIF), en charge des investissements et qui ambitionne de conduire "la transformation économique de l'Arabie saoudite"

L'effondrement des cours du brut a pesé sur les recettes du royaume et entraîné des déficits budgétaires pendant cinq années consécutives.

Le premier exportateur mondial de brut, qui tire 70% de ses recettes de l'or noir, a déjà imposé une série de mesures pour diversifier son économie et tenter de combler ce déficit budgétaire chronique.

L'instauration de la TVA ou la hausse des prix de l'énergie ont été salué en septembre dans un rapport par le Fonds monétaire international (FMI) qui a néanmoins estimé qu'il reste encore beaucoup à faire.

Selon le FMI, le taux de chômage en Arabie saoudite s'élève à 12,5% et la création d'un million de nouveaux emplois est nécessaire au cours des cinq prochaines années. (awp)






 
 

AGEFI




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