La Suisse n'a pas encore quitté la «zone dangereuse»

vendredi, 17.04.2020

Le risque que la courbe des infections au Covid-19 remonte existe, selon Daniel Koch de l’OFPS. Il appelle la population à ne pas baisser la garde.

Daniel Koch, responsable de la division des maladies transmissibles de l'OFSP. (Keystone)

«Nous ne sommes pas sortis de la zone dangereuse», affirme Daniel Koch, de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP), ce vendredi. Le risque que la courbe des infections au Covid-19 remonte existe. Il ne faut donc pas baisser la garde. «Plus de 300 personnes doivent toujours être ventilées artificiellement», souligne-t-il. Et ce ne sont pas que des personnes à risque. Des individus jeunes et sans maladie préexistante sont également en difficulté.

Jusqu'à présent, 1059 personnes testées positives sont décédées en Suisse, soit plus de 40 de plus en 24 heures. Ce total se réfère aux annonces des laboratoires et des médecins reçues par l’OFSP jusqu'à vendredi matin. Sur les 1019 personnes décédées pour lesquelles les données sont complètes, 97% souffraient d'au moins une maladie préexistante.

Le nombre de nouveaux cas de coronavirus en Suisse a augmenté de 346 en un jour. Au total, le pays compte 27'078 cas confirmés depuis le début de l'épidémie de Covid-19, selon les chiffres de l'OFSP publiés vendredi.

A ce jour, environ 211.400 tests ont été effectués pour le SARS-CoV-2, virus du COVID-19, dont 15% étaient positifs. A noter que plusieurs tests positifs ou négatifs sont possibles chez la même personne. La Suisse a toujours l'une des incidences les plus élevées d’Europe: 315/100.000 habitants.

L'âge des cas confirmés en laboratoire allait de 0 à 107 ans, avec un âge médian de 52 ans (50% des cas étaient plus jeunes et 50% plus âgés que cet âge). 46% des cas étaient des hommes, 54% des femmes. Les adultes étaient nettement plus touchés que les enfants. Chez les adultes de 60 ans et plus, les hommes étaient plus concernées que les femmes, et chez les adultes de moins de 60 ans, les femmes que les hommes. Pour les deux sexes, l'incidence était maximale chez les personnes âgées de 80 ans et plus.

Les restaurants devront sans doute attendre

Revenant sur les annonces du Conseil fédéral de jeudi concernant le processus de déconfinement et le mécontentement de la branche de la restauration, Daniel Koch a déclaré: «Nous regardons ce qui est possible, mais c'est très difficile». Il est en effet très compliqué de maintenir la distance de sécurité dans un restaurant.

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AGEFI



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