Emmi améliore à peine sa rentabilité en 2019

lundi, 02.03.2020

Le résultat d'exploitation (Ebit) du groupe lucernois Emmi a pris 0,5% à 218 millions de francs l'an dernier.

Le chiffre d'affaires, déjà dévoilé fin janvier, a été confirmé en croissance de 1,1% à 3,5 milliards de francs. (Keystone)

Le transformateur de produits laitiers Emmi a profité d'une infime progression de la rentabilité opérationnelle l'année dernière, alors que le résultat net a reculé en raison d'éléments exceptionnels. Les actionnaires profiteront tout de même d'un relèvement du dividende.

Le résultat d'exploitation (Ebit) a pris 0,5% à 218 millions de francs en 2019, pour une marge opérationnelle en très légère contraction de 0,1 point de pourcentage à 6,2%. Le bénéfice net a par contre reculé de 5,3% à 166 millions, a détaillé Emmi lundi dans un communiqué.

Le groupe lucernois, producteur notamment d'Emmi Caffè Latte, a fait face à un taux d'imposition plus élevé et à une hausse des intérêts minoritaires, qui ont pesé sur le profit net.

Le chiffre d'affaires, déjà dévoilé fin janvier, a été confirmé en hausse de 1,1% à 3,5 milliards de francs. La croissance organique s'est bien établie à 2,2%, portée par l'ensemble des divisions.

Alors que l'Ebit est conforme aux prévisions des analystes consultés par AWP, le bénéfice net, anticipé à 171,2 millions, a clairement manqué le coche.

Les actionnaires recevront toutefois un dividende de 12 francs par action, en hausse de 3 francs par rapport à la rétribution de 2018 et nettement supérieur aux 10,06 francs attendus en moyenne par le marché.

L'augmentation du dividende est conforme aux ambitions du groupe, qui a récemment décidé de relever le taux de redistribution à 40%-50% du bénéfice net, contre 25% à 30% précédemment.

Pour cette année, la direction s'attend à dégager un chiffre d'affaires en hausse de 2% à 3%, un Ebit entre 255 et 265 millions et une marge bénéficiaire nette de 4,8% à 5,3%, contre 4,8% en 2019. En Suisse, la société est toujours confrontée à la forte pression liée aux importations, à "la guerre des prix dans le commerce" et au tourisme d'achat.

"Nous sommes très bien placés en termes de revenus et, grâce à des activités d'acquisition intenses, nous allons entrer dans une phase de croissance en 2020", a estimé le directeur général Urs Riedener, cité dans le communiqué.

Emmi a en effet procédé à diverses acquisitions l'année dernière, notamment en Italie, en Autriche, au Brésil et aux Etats-Unis.

A moyen terme, la société ambitionne une croissance de 2% à 3% des ventes et une marge bénéficiaire nette de 5,5% à 6%. (awp)






 
 

AGEFI



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