La start-up LakeDiamond au bord de la faillite

mardi, 18.02.2020

Le producteur de diamants synthétiques vaudois LakeDiamond s’est récemment déclaré en surendettement.

MH

L’erreur principale de LakeDiamond aurait été de développer d’autres activités en plus de la micromécanique, selon son CEO Pascal Gallo.

Le spécialiste vaudois des diamants synthétiques LakeDiamond se trouve au bord de la faillite, d’après une information du journal Le Temps. La société dirigée par Pascal Gallo traverse une crise de liquidités. Un conflit entre investisseurs bat son plein, selon le journal. Le chiffre d’affaires et les commandes sont restées inférieures aux prévisions.

L’erreur principale aurait été de développer d’autres activités en plus de la micromécanique, à savoir des lasers et de l’électronique de puissance, a déclaré Pascal Gallo.

En 2018, LakeDiamond levait des fonds de manière innovante, via une émission de jetons numériques qui permet aux investisseurs de recevoir une partie des revenus de la jeune pousse. Cette ICO a finalement permis de récolter 4,6 millions de francs, nettement moins que les 60 millions espérés. "Les 60 millions visés initialement correspondaient à un maximum. Nous avions fixé un minimum à deux millions pour le lancement des activités », se justifiait son responsable investissements (CIO), Alex Kummerman.

En janvier 2019, Lake Diamond signait un partenariat avec Taqa, un colosse du secteur de l’énergie basé aux Émirats arabes unis et actif sur quatre continents. L’objectif de cet accord: créer une solution de distribution d'énergie sans fil via des lasers, selon une technologie nommée power beaming.

Salaires trop onéreux

Un an plus tard, certains investisseurs mécontents ont déclaré au Temps que la technologie présentée comme étant proche du stade industriel n’était en réalité pas suffisamment mature. Elle ne permettait pas de fabriquer des diamants d’un carat comme prévu. D’autres sources dénoncent aussi des salaires mensuels à plus de 15.000 francs pour la direction de l’entreprise et des frais de déplacements onéreux. Ce que conteste le directeur général Pascal Gallo.

Un acquéreur de tokens demande le remboursement de ses jetons numériques, car l’opération consistait en un prêt à l’entreprise au moment de l’achat.






 
 

AGEFI



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