Raiffeisen s'attend à une amélioration rapide de son image

mercredi, 06.02.2019

Le président de Raiffeisen, Guy Lachappelle, estime que la restauration de la réputation du groupe se fera rapidement.

Guy Lachappelle s'est montré confiant quant à la restauration de la réputation du groupe. (Keystone)

Guy Lachappelle, président de Raiffeisen, s'est montré confiant quant à la restauration de la réputation du groupe. A la Banque cantonale de Bâle, où il a officié comme directeur général, cela a pris cinq ans. "Chez Raiffeisen, cela va beaucoup plus vite", a-t-il déclaré mardi, au cours d'un évènement organisé par le journal économique "Finanz und Wirtschaft" à Zurich.

Une amélioration qui tiendrait au fait que le groupe dispose d'une structure décentralisée. Les différentes banques ont pu convaincre les clients que les problèmes ont eu lieu à Saint-Gall. Raiffeisen n'a pas perdu de clients jusqu'à présent.

Guy Lachappelle a attesté que le nouveau directeur général Heinz Huber, anciennement à la tête de la Banque cantonale de Thurgovie, a pris un bon départ. "Je le réélirais tout de suite", a-t-il assuré.

Le président du groupe s'est aussi félicité de la migration de Raiffeisen IT vers le système Avaloq. Avec la reprise complète de la coentreprise par Raiffeisen annoncée la semaine dernière, "une bonne solution" a été trouvée, qui convient aux deux sociétés. Raiffeisen aura plus de liberté pour prendre ses propres décisions en matière d'informatique.

Feuilleton de l'année 2018, l'affaire Vincenz, du nom du directeur général de Raiffeisen entre 1999 et septembre 2015 Pierin Vincenz, remonte à octobre 2017 et à des investigations de la Finma (l'Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers).

En janvier dernier, Bruno Gehrig, enquêteur indépendant mandaté par Raiffeisen, a estimé que Pierin Vincenz n'a pas fait preuve d'un comportement pénalement répréhensible dans les prises de participations opérées par Raiffeisen, alors que le Grison dirigeait le 3e groupe bancaire helvétique. A l'image de l'enquête réalisée par la Finma, l'examen de M. Gehrig met cependant en lumière de "graves lacunes" de la part du conseil d'administration de Raiffeisen dans la stratégie de diversification de l'établissement. La même observation vaut pour la direction. (ats)






 
 

AGEFI



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