Patrick Odier défend son bilan

jeudi, 15.09.2016

Le président de l'Association suisse des banquiers (ASB) Patrick Odier a défendu son bilan à l'occasion de sa dernière assemblée générale à la tête de l'institution.

Patrick Odier a rappelé que la place financière a essuyé de nombreuses critiques au cours des sept dernières années, parfois à tort, parfois à raison.

La faitière est "parée pour l'avenir", selon lui. Lors de son allocution, le président démissionnaire a insisté sur la "révolution de la conformité fiscale" intervenue au cours des sept dernières années et assuré que la place financière, "responsable", continue à jouer son rôle de moteur de l'économie suisse.

"Il n'y a probablement pas eu de plus grand changement de paradigme que celui intervenu en matière conformité fiscale", a déclaré jeudi M. Odier lors de la conférence de presse précédant la Journée des banquiers. La mise en oeuvre de l'échange automatique des données en 2018 constituera l'aboutissement de ce processus.
Le président de l'ASB a souligné le changement des mentalités opéré au sein du secteur bancaire. "En sept ans, nous sommes passés du "tabou" que constituait toute remise en cause du secret bancaire fiscal (...) à l'acceptation, comme une évidence, du postulat de la conformité fiscale". La solution Rubik, autrefois défendue par Patrick Odier, n'est pas devenue un standard international, a-t-il regretté.

La réorientation de l'association sur des thèmes stratégiquement prioritaires, à savoir le retail banking, la banque privée, la gestion d'actifs et le marché des capitaux, évite à la faîtière de se disperser. Une gouvernance plus agile a été mise en place l'année dernière, s'est félicité le président. "Je suis satisfait que mon successeur puisse disposer d'une mécanique encore plus efficace pour relever les nombreux défis à venir".
Herbert J. Scheidt, président du conseil d'administration de Vontobel, reprendra la présidence de l'ASB vendredi.

Patrick Odier a rappelé que la place financière a essuyé de nombreuses critiques au cours des sept dernières années, parfois à tort, parfois à raison. "Il est indéniable qu'elle a toujours joué son rôle, même dans les moments de crise les plus aigus." A en croire le président, les banques n'ont pas failli à leur mission en continuant d'octroyer des crédits aux entreprises, notamment aux PME, et aux particuliers.

L'implémentation de mesures visant à protéger l'épargne s'est déroulée rapidement. Les établissements helvétiques figurent aujourd'hui parmi les plus capitalisés au monde. "Cette solidité des banques suisses est, dans l'environnement géopolitique actuel, un véritable avantage compétitif, pour autant que l'on ne tombe pas dans des excès", a noté M. Odier.(awp)


 

 
 



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