Un yacht, lieu de villégiature alternatif idéal d’après-crise?

mardi, 21.04.2020

Le portail de réservation Boataffair reçoit de plus en plus de demandes: les vacanciers aisés cherchent à s’isoler.

Sophie Marenne

«Des vacances en yacht, c'est comme être dans votre propre hôtel flottant privé», selon Natalya Walker, cofondatrice de la start-up Boataffair.

Vu que la pandémie de coronavirus empêche de nombreux vacanciers fortunés de séjourner dans leur hôtel préféré, la plateforme Boataffair veut leur adresser un message: un bateau procure un niveau d'isolement qu'un hôtel ne peut pas offrir. «Des vacances en yacht, c'est comme être dans votre propre hôtel flottant privé», souligne Natalya Walker, cofondatrice de cette start-up.

Ce portail met en relation les villégiateurs aisés avec une communauté mondiale de propriétaires de bateaux, puis leur organise des escapades à la carte. Fondée en 2017 par les époux Walker et basée à Bellikon en Argovie, l’entreprise propose de louer des embarcations dans plus de 60 pays du globe. «Notre inventaire répertorie 2.500 yachts, affrétés par des équipages professionnels. Nous développons actuellement fortement notre stratégie B2B en travaillant avec des agents de voyage et des sociétés de conciergerie», commente Adrian Walker. Ainsi, la firme est devenue le fournisseur exclusif de yachts pour les joueurs de hockey professionnels de la LNH américaine.

En mer plutôt qu’à l’hôtel

Depuis le début de la crise du Covid-19, l’équipe d’une taille de cinq collaborateurs a constaté une augmentation de 23% des demandes de la part de clients qui, traditionnellement, opteraient pour des vacances à l'hôtel ou dans une station balnéaire, et qui s’intéressent maintenant à l’alternative d’un séjour sur l’eau.
Comptez près de 16.000 francs pour une semaine de croisière dans les îles grecques en famille, avec catamaran, petit équipage, carburant, nourriture et frais d'amarrage inclus; mais au moins 26.000 pour l’option la plus luxueuse sur le même type d’embarcation. Bien entendu, ces offres sont prospectives, vu la fermeture des frontières et la suspension des activités des compagnies aériennes. «Sur certaines destinations comme les Maldives ou les Seychelles, quelques yachts sont encore disponibles à la location. Mais uniquement si la clientèle se trouve déjà dans le pays. Pour la plupart cependant, c’est actuellement impossible», décrit Natalya Walker. Son mari complète: «Nous prenons d’ores et déjà des réservations pour la fin de l'été ou la saison d'hiver, avec une politique de report souple.» Selon le duo, cette période est idéale pour planifier des vacances parfaites, prêtes pour le jour où vous pourrez voyager.

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AGEFI



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