Le portage salarial a le vent en poupe

mercredi, 22.04.2020

Philippe Couchez* et Paul Antiochus**

Qu’est-ce que le portage salarial? Il s’agit d’une solution permettant à certains professionnels d’être salariés, tout en exerçant un métier d’indépendants! Le portage salarial dépasse avec succès ce paradoxe. Le «porté» est salarié à durée déterminée ou indéterminée d’une société de portage. Cela se traduit par un contrat de travail entre lui et ladite société de portage.

Le «porté» réalise pour une entreprise ou une organisation «cliente» une prestation de services facturée par la société de «portage». Cette dernière se charge de toutes les démarches administratives pour le compte du «porté», paie les charges sociales employé et employeur et reverse après avoir prélevé sa commission, un salaire au «porté».

Le portage salarial concerne de manière privilégiée des prestations intellectuelles, comme l’informatique, mais peut aussi porter sur d’autres fonctions, comme l’ingénierie ou la logistique par exemple.

Une solution où il n’y a que des gagnants

Pour résumer, l’entreprise dénommée «cliente» et un consultant indépendant concluent un accord sur un mandat à réaliser. Cet accord définit le mandat, le tarif d’intervention du consultant et les modalités d’exécution. 

Le consultant ne désire ni créer un structure, ni gérer les aspects administratifs et légaux.

La société de portage propose un double service. D’une part, elle formalise le contrat de prestation avec l’entreprise «cliente» et d’autre part, elle émet à son intention des factures mensuelles établies sur la base d’un décompte d’heures effectuées par le consultant. L’entreprise «cliente» apprécie de ne pas avoir à s’occuper de gestion de ressources humaines concernant le consultant, puisque c’est la société de «portage» qui s’en charge, moyennant une commission globalement faible, prélevée sur le tarif en régie (à l’heure ou à la journée) pratiqué.

Le consultant n’a aucune charge administrative et bénéficie d’un salaire mensuel sans avoir à s’occuper des cotisations sociales, éventuellement de l’impôt à la source, des assurances, de l’AVS, du deuxième pilier... et ceci tout au long du mandat, même si le client règle la facture émise par la société de «portage» avec retard. Le risque financier est donc en quelque sorte transféré à la société de «portage»; ce qui représente pour le consultant un avantage certain en matière de trésorerie. Il bénéficie également de l’assurance accident et n’a pas non plus de déclaration de TVA à effectuer.

Une solution idéale pour les différents partenaires concernés qui y trouvent chacun leur compte.

* Fondateur, DLCI
** Administration & assistance au développement






 
 

AGEFI



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