Le pétrole frôle les 70 dollars le baril

mercredi, 03.04.2019

Ce mercredi matin, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juin valait 69,79 dollars à Londres.

Les prix du pétrole sont dopés par l'appétit pour le risque des marchés et par une offre mondiale limitée. (Keystone)

Les prix du pétrole approchaient le seuil des 70 dollars le baril pour la première fois de l'année mercredi en cours d'échanges européens, dopés par l'appétit pour le risque des marchés et par une offre mondiale limitée.

Vers 10h GMT (12h HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juin valait 69,79 dollars à Londres, en hausse de 42 cents par rapport à la clôture de mardi.

A New York, le baril américain de WTI pour le contrat de mai gagnait 18 cents à 62,76 dollars.

Vers 8h20 GMT, le Brent a culminé à 69,96 dollars et le WTI à 62,99 dollars, tous deux à leur plus hauts depuis mi-novembre.

"L'optimisme du marché sur les négociations sino-américaines et de bonnes données sur l'activité industrielle mondiale ont donné de l'appétit pour le risque" aux investisseurs, a commenté Benjamin Lu, analyste chez Phillip Futures.

Les discussions qui doivent reprendre à Washington pour résoudre la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine progressent, selon des informations du Financial Times.
Par ailleurs, l'activité dans les services en Chine a connu en mars sa plus forte accélération depuis 14 mois à 54,4, selon un indice indépendant annoncé mercredi, un signal encourageant sur la stabilisation économique du géant asiatique.

Les investisseurs se tournent donc vers les actifs plus risqués et dépendants de la santé de l'économie mondiale, dont le pétrole fait partie.

L'offre reste quant à elle limitée par les efforts volontaires de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de ses partenaires, ainsi que par les sanctions américaines contre l'Iran et le Venezuela.

Le marché de l'or noir attendait enfin les données officielles de l'Agence américaine d'information sur l'Energie (EIA) sur les stocks américains, qui seront publiés en cours de séance.

Pour la semaine achevée le 29 mars, les analystes tablent sur des reculs de 800.000 barils des stocks de brut, de 2,5 millions de barils des stocks d'essence et de 600.000 barils des stocks d'autres produits distillés (fioul de chauffage et gazole), selon la médiane d'un consensus compilé par Bloomberg.

Mais la fédération professionnelle American petroleum institute, qui compile ses données de manière indépendante, a fait état d'une hausse des stocks de brut.

"Cela va rendre la publication du rapport de l'EIA d'autant plus intéressante", a commenté Craig Erlam, analyste chez Oanda. (awp)






 
 

AGEFI



...