Le patron de Stadler pas favorable aux plans de relance

dimanche, 19.04.2020

Le patron de Stadler critique les mesures gouvernementales qui selon lui ne peuvent tomber au bon endroit et prennent effet au bon moment.

Le patron de Stadler, Peter Spuhler, estime toutefois qu'en période de crise, l'indemnité de chômage partiel a fait ses preuves (Keystone)

L'industriel Peter Spuhler se montre critique vis-à-vis des mesures de l'Etat pour soutenir la conjoncture dans la crise du coronavirus. "Je ne suis absolument pas un fan des plans de relance", déclare le patron de Stadler Rail et ex-conseiller national UDC dans le SonntagsBlick.

Il est presque impossible que les mesures gouvernementales tombent au bon endroit et prennent ensuite effet au bon moment, a déclaré M.Spuhler. Et l'ex-parlementaire fédéral de rappeler qu'il avait été le porte-parole du groupe UDC lorsque le Conseil national avait débattu du dernier paquet de mesures conjoncturelles lors des crises financières et de l'euro, et qu'à ce titre il avait aussi eu à se pencher sur leurs effets.

L'industriel souligne qu'en Suisse, "la demande dépend souvent de l'étranger, ce sur quoi notre pays n'a quasi pas d'influence". En période de crise, l'indemnité de chômage partiel a donc fait ses preuves et il est désormais également important de la garantir.

Le gouvernement doit également veiller à ce que les PME disposent de liquidités suffisantes, a déclaré M. Spuhler. À cet égard, le Conseil fédéral a déjà fait un "excellent travail", a-t-il souligné.

Son entreprise Stadler Rail a jusqu'ici relativement bien traversé la crise, a-t-il également expliqué. "Jusqu'à présent, nous n'avons pas eu à demander de soutien gouvernemental. Les carnets de commandes sont bien remplis. Au regard des circonstances, les ateleirs sont raisonnablement occupées", indique le patron.

Il y a toutefois des exceptions, en Espagne et aux Etats-Unis: "A Valence, nous avons dû fermer temporairement notre usine de production sur ordre du gouvernement. A Salt Lake City, nous avons dû réduire les effectifs de deux tiers."

Actuellement, l'accent est surtout mis sur le maintien des chaînes d'approvisionnement. "Si elles devaient être rompues, nous ne pourrions pas terminer nos trains", a-t-il averti. (ats)






 
 

AGEFI



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