Trop de contrats temporaires sur un chantier municipal genevois

jeudi, 30.11.2017

Le nombre de travailleurs temporaires œuvrant pour la Nouvelle Comédie de Genève est trop élevé. Unia y met des scellés.

La limite est de 10% de contrats temporaires. (pixabay)

Unia, plus grand syndicat de Suisse, poursuit sa croisade contre le travail temporaire qui se répand comme une traînée de poudre sur les chantiers genevois. Celui de la Nouvelle Comédie, au cœur du récent quartier urbain de la gare de Genève-Eaux-Vives, ne fait pas exception et a en conséquence subi le courroux du syndicat qui l'a mis sous scellés ce jeudi.

Sur 24 maçons employés par Maulini SA, une entreprise familiale créée à Genève il y a plus d'un siècle, douze ont des contrats de travailleurs temporaires, dénonce Unia qui s’insurge contre la précarisation des conditions de travail. Pour rouvrir le chantier bloqué par ses soins, l’organisation demande la limitation immédiate de leur nombre à 10%.

«On veut des contrats fixes», explique José Sebastiao, secrétaire coresponsable du secteur de la construction. «Ce matin, la police est venue, le contremaître a renvoyé les travailleurs. Le maire de la ville Rémy Pagani a pris contact avec l'entreprise. Des discussions sont en cours», a-t-il ajouté. Le syndicat se dit prêt à continuer le blocage de ce chantier et de tous les autres chantiers publics tant que sa revendication ne sera pas prise en compte. Contactée, l'entreprise a annoncé qu'elle prendrait rapidement position.

Unia estime qu’il est grand temps d'appliquer sur les chantiers municipaux la résolution votée par le Conseil municipal le 18 octobre. Elle demande au Conseil administratif de n'accorder des marchés publics qu'aux entreprises respectant cette limite de 10% de contrats temporaires.  Pour les chantiers privés, Unia réclame que la limite de 10% soit inscrite dans la convention collective de travail (CCT) nationale qui sera négociée l'année prochaine.(awp)


 

 
 

 
 

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