La Suisse va continuer de soutenir le FMI dans l'aide au développement

mercredi, 14.06.2017

Le National a accepté par 118 voix contre 60 de libérer quelque 800 millions de francs à cet effet. Cette somme doit servir de garantie au prêt accordé par la BNS au FMI.

Le National a accepté par 118 voix contre 60 de libérer quelque 800 millions de francs à cet effet.

La Suisse va continuer d'aider le Fonds monétaire international (FMI) à soutenir les pays les plus pauvres. Suivant le Conseil des Etats, le National a accepté mercredi par 118 voix contre 60 de libérer quelque 800 millions de francs à cet effet. Cette somme doit servir de garantie au prêt accordé par la Banque nationale (BNS) au FMI.

Seule l'UDC s'est opposée au projet. Selon elle, le soutien direct au FMI est problématique. On met beaucoup d'argent au pot sans pouvoir demander de comptes, on pourrait sûrement obtenir un plus grand effet avec une contribution inférieure, a défendu Yvette Estermann (UDC/LU). La Suisse peut lutter directement contre la pauvreté, dans le cadre des relations bilatérales.

Avec l'aval du Parlement, la BNS pourra accorder 500 millions de droits de tirage spéciaux (environ 690 millions de francs) au fonds fiduciaire pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance du FMI. Le crédit comprend une marge pour les fluctuations du taux de change.

Le risque pris par la Confédération en garantissant ce prêt est minime. Le FMI a demandé cette nouvelle contribution à la Suisse afin de garantir sa capacité d'octroi de crédits après 2016. Le dernier coup de pouce helvétique (950 millions) remonte à 2011.

Le fonds fiduciaire permet au FMI d'accorder des prêts concessionnels aux pays membres à faibles revenus afin de faciliter leurs adaptations structurelles et une croissance économique durable. Une vingtaine d'Etats bénéficient actuellement de cette aide, que le Conseil fédéral juge efficace.

Les besoins accrus du FMI s'expliquent par plusieurs facteurs. Les plafonds de prêts aux pays pauvres ont été relevés en juillet 2015. Les engagements actuels du fonds fiduciaire dépassent les prévisions. Enfin, le FMI s'attend à une augmentation des besoins en raison de l'évolution incertaine de la situation économique mondiale.

La Suisse a intérêt à ce que le système monétaire et financier mondial soit aussi intégré et développé que possible, estime le Conseil fédéral. L'octroi d'une aide permet à Berne de renforcer sa position dans le système financier mondial et de défendre son opinion au sein des organismes internationaux. La Suisse n'a pas perdu d'argent depuis qu'elle contribue au FMI, a relevé le ministre des finances Ueli Maurer.
Le Conseil des Etats avait accepté le projet par 43 voix sans opposition.(awp)



 

 
 



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