Le Valais double son budget alloué à la protection des données

mercredi, 06.06.2018

Le montant alloué à la protection des données a été doublé en Valais et passera à 200'000 francs dès 2019. Cela reste toutefois modeste en comparaison intercantonale. L'élection du préposé se déroulera en septembre.

Actuellement, avec une somme annuelle de 100'000 francs, le Valais se trouve au bas de l'échelle en comparaison avec d'autres cantons à l'organisation similaire.(keystone)

Le Grand Conseil valaisan a accepté récemment de doubler le montant alloué à la protection des données et à la transparence. Sa décision s'explique par la forte augmentation du nombre de requêtes, leur complexité et la masse de travail à accomplir.

Actuellement, avec une somme annuelle de 100'000 francs, le Valais se trouve au bas de l'échelle en comparaison avec d'autres cantons à l'organisation similaire. Vaud, Neuchâtel, Fribourg et Genève travaillent avec des budgets compris entre 300'000 et 630'000 francs environ, a indiqué à l'ats Sébastien Nendaz, député et président de la commission cantonale de protection des données et de transparence.

Election en septembre

 

En Valais, le mandat de préposé à la protection des données doit être renouvelé pour la période 2019-2022. L'élection se déroulera durant la session du Grand Conseil de septembre.

La mise au concours est ouverte jusqu'au 15 juin. "A ce jour, nous n'avons pas encore reçu de candidatures", précise Sébastien Nendaz.

L'actuel préposé, Sébastien Fanti, n'indique pas s'il sera candidat. "Je suis en phase de réflexion, car d'autres offres m'ont été formulées", précise-t-il.

"Hyper-exposé et exigeant"

La vie des préposées à la protection des données n'est pas un long fleuve tranquille en Valais. En 2013, la Lucernoise Ursula Sury avait renoncé à un nouveau mandat en raison de la décision du Grand Conseil de réduire son budget de 300'000 à 100'000 francs.

Joanne Siegenthaler élue en 2014 avait, elle, jeté l'éponge avant même d'occuper son poste. Elle dénonçait une instrumentalisation de la fonction par plusieurs partis politiques.

Elu tacitement, Sébastien Fanti lui avait succédé en 2015 après avoir assuré l'intérim. L'avocat sédunois estime qu'il s'agit d'un poste "hyper-exposé et exigeant", notamment en temps de travail.(awp)






 
 

AGEFI



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