Santhera s'assure des droits mondiaux sur le médicament vamorolone

mercredi, 02.09.2020

Le laboratoire de Pratteln Santhera a exercé son option auprès de son homologue d'Allschwil Idorsia sur la licence et l'accord de co-développement et de co-commercialisation du vamorolone avec l'américain Reveragen Biopharma.

Santhera estime le potentiel commercial annuel du vamorolone dans la seule indication contre la DMD à un demi-milliard de dollars sur les marchés des Etats-Unis et des cinq plus grands pays du Vieux Continent.(Keystone)

En exerçant son option auprès d'Allschwill Idorsia, Santhera s'assure ainsi les droits mondiaux sur le vamorolone, un médicament expérimental contre la myopathie de Duchenne (DMD) et toute autre éventuelle indication, indiquent Pratteln Santhera et Allschwill Idorsia dans des communiqués distincts.

L'opération implique le transfert à Idorsia de 366'667 actions Santhera, représentant au cours de clôture mercredi une valorisation de 2,36 millions de francs et portant la participation d'Idorsia à près de 12%, ainsi qu'une reconnaissance de dette aux deux tiers convertible pour un montant de 10 millions.

L'héritier d'Actelion pourra encore percevoir des versements d'étapes en fonction de jalons de développement et commerciaux, ainsi que des commissions de moins de 5% sur les ventes.

Le découvreur du vamorolone Reveragen se verra, lui, servir 7 millions de dollars en versements mensuels de 500'000 dollars. Le laboratoire marylandais mène actuellement une étude de phase IIb sur la substance contre la myopathie de Duchenne.

Les termes de l'accord initial entre Idorsia et Reveragen ont par ailleurs été remaniés. Le montant des versements d'étape jusqu'à l'obtention d'un hypothétique feu vert de l'agence sanitaire aux Etats-Unis (FDA) a été ramené à 72 millions de dollars, contre 90 millions précédemment. Le montant unique pour l'obtention de ce graal commercial a été ramené à 50 millions, contre 60 millions.

Santhera estime le potentiel commercial annuel du vamorolone dans la seule indication contre la DMD à un demi-milliard de dollars sur les marchés des Etats-Unis et des cinq plus grands pays du Vieux Continent.

Approches parallèles

L'anti-inflammatoire expérimental de Reveragen constitue un des deux piliers de Santhera dans la franchise contre la DMD. Le Puldysa (idebenone) fait déjà l'objet d'un examen par les autorités sanitaires en Europe, et doit faire d'ici la fin de l'année l'objet d'une recommandation de la part du Comité européen des médicaments à usage humain (CHMP).

Les deux traitements expérimentaux ont obtenu des statuts de médicaments orphelins de part et d'autre de l'Atlantique. Le Puldysa est déjà disponible au Royaume-Uni au travers d'un programme d'accès précoce et provisoire.

Mirabaud Securities accueille des "nouvelles fantastiques pour Santhera et les investisseurs", offrant pour le laboratoire de Pratteln la possibilité de conclure de nouveaux partenariats autour du vamorolone dans d'autres indications que la DMD et ouvrant la porte de nouveaux marchés tels que le Japon et la Corée du Sud.

La mainmise à la fois sur le Puldysa et le vamorolone confère par ailleurs à la société une position en pointe dans la lutte contre la DMD, couvrant les besoins médicaux de la plupart des patients touchés, à tous les stades de développement de la maladie, poursuit la banque privée genevoise.

A 09h48, la nominative Santhera s'appréciait de 2,5% à 6,61 francs, aux avant-postes d'un SPI en hausse de 1,34%.(AWP)






 
 

AGEFI



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