Nissan: les dirigeants désireux d'afficher leur union après l'affaire Ghosn

lundi, 11.03.2019

Le groupe japonais Nissan a annoncé la tenue mardi à son siège de Yokohama d'une conférence de presse réunissant l'ensemble des dirigeants des membres de l'alliance, désireux d'afficher leur union après les tensions de l'affaire Ghosn. Ce dernier n'est pas autorisé à y assister.

L'ordre du jour n'est pas spécifié, mais une nouvelle organisation devrait être annoncée à cette occasion, après avoir été entérinée en conseil d'administration de Nissan.(Keystone)

La conférence de presse de Nissan se tiendra à 16h30 heure locale (07h30 GMT) en présence du président de Renault, Jean-Dominique Senard, du directeur général du groupe français, Thierry Bolloré, du patron exécutif de Nissan, Hiroto Saikawa, et du PDG de Mitsubishi Motors, Osamu Masuko.

L'ordre du jour n'est pas spécifié, mais une nouvelle organisation devrait être annoncée à cette occasion, après avoir été entérinée en conseil d'administration de Nissan, prévu un peu plus tôt dans l'après-midi, a indiqué à l'AFP une source proche de l'Alliance, qui veut ainsi tourner la page de l'ère Ghosn.

La société néerlandaise Renault-Nissan BV (RNBV), qui symbolise l'ensemble automobile franco-japonais, va être remplacée par un nouveau comité tripartite incluant Mitsubishi Motors, selon cette personne.

Carlos Ghosn, actuellement assigné à résidence à Tokyo après plus de 100 jours de prison pour des accusations de malversations financières, a par ailleurs demandé à participer au conseil d'administration de Nissan, a indiqué lundi son principal défenseur, Junichiro Hironaka. Il a été révoqué de la présidence en novembre, mais reste administrateur. Le tribunal a annoncé avoir refusé cette requête.

"En tant qu'administrateur, il a l'obligation de participer au conseil, donc s'il en obtient le droit, il veut être présent", avait expliqué lundi son principal défenseur, Junichiro Hironaka, selon des propos retransmis à la télévision. Mais la justice, qui n'a pas donné de détails, a manifestement estimé qu'il n'était pas approprié de lui accorder une telle autorisation. M. Ghosn a en effet interdiction de rencontrer les protagonistes de l'affaire, au premier rang desquels les  responsables de Nissan, à l'origine de l'enquête qui a provoqué sa chute.

L'arrestation du magnat de l'automobile, le 19 novembre à Tokyo, avait fait éclater au grand jour les tensions entre les deux partenaires, divisés sur le sort de M. Ghosn et le partage du pouvoir au sein de l'alliance. Mais le climat s'est apaisé depuis sa démission en janvier de la direction de Renault.(awp)






 
 

AGEFI



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