EDF: la convention de consortium pour Alpiq n’est plus adaptée

mercredi, 29.08.2018

Le groupe français EDF laisse entendre dans une prise de position qu’il souhaite pour le moins une renégociation du contrat.

EDF détient une part de 25% dans Alpiq.

Le groupe d’électricité Alpiq avait précisé lundi lors de l’annonce de la résiliation pour 2020 de la Convention de Consortium liant les actionnaires fondateurs que c’est EDF qui a souhaité mettre un terme à celle-ci. Pour rappel, EDF détient une part de 25% dans Alpiq. Nous avons esquissé quelques scénarios suite à cette résiliation.

Dans sa prise de position qui nous est parvenue hier, EDF laisse entendre qu’il souhaite pour le moins une renégociation du contrat. «EDF estime que la convention et le mode de gouvernance que fixe la Convention de Consortium ne sont plus adaptées à la réalité du marché de l’électricité qui a beaucoup évolué depuis la conclusion du pacte d’actionnaires en 2005», note le groupe français. Parmi les évolutions fortes du côté de la production, il faut retenir les nouvelles énergies renouvelables, qui ont également chamboulé les pics de production et de consommation, ainsi que le charbon bon marché. Au niveau de la consommation, les pics se sont également décalés. La différence entre énergie en ruban et de pointe, essentielle pour l’hydroélectricité, s’est rétrécie.

EDF note que le processus ainsi lancé «permettra de réinterroger le cadre de gouvernance de la société Alpiq». Il ne semble dès lors pas à exclure que groupe français souhaite y apporter quelques changements.

En revanche, EDF garde le secret concernant l’importance de sa participation après l’arrivée à l’échéance de la Convention en 2020: «cette décision ne saurait préjuger des intentions du groupe concernant sa participation au capital d’Alpiq», précise-t-il. (CA)






 
 

AGEFI



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