Adecco acquiert la société américaine General Assembly

lundi, 16.04.2018

Le numéro un mondial du travail temporaire Adecco annonce l'acquisition du spécialiste de la formation continue General Assembly.

Le groupe Adecco est né de la fusion en 1996 du vaudois Adia et du français Ecco. (keystone)

Le groupe Adecco, numéro un mondial des solutions en ressources humaines, rachète la société américaine General Assembly, spécialisée dans la formation continue. La transaction porte sur une valeur d'entreprise de 412,5 millions de dollars (393,5 millions de francs).

General Assembly a réalisé l'an dernier un chiffre d'affaires de quelque 100 millions de dollars, a indiqué lundi le groupe Adecco, le groupe né de la fusion en 1996 du vaudois Adia et du français Ecco. Fondée en 2011, l'entreprise de New York devrait inscrire cette année une croissance supérieure à 10%, précise le communiqué.

L'opération n'aura qu'un effet dilutif modéré sur les performances cette année, précise la multinationale établie à Zurich. La contribution de General Assembly doit débuter modestement dès l'an prochain, mais sa marge brute opérationnelle devrait à moyen terme dépasser confortablement celle de l'ensemble du groupe.

Concrétisation prochaine

La reprise de General Assembly sera financée par des liquidités disponibles. L'opération doit être finalisée d'ici à la fin du premier semestre 2018, selon le groupe Adecco.

General Assembly est présente surtout aux Etats-Unis, mais aussi au Canada. En Europe, l'entreprise new-yorkaise dispose d'une représentation à Londres. Elle a affiché ces dernières années une forte croissance organique, avec des progressions du chiffre d'affaires de 30% parfois.

Pour la suite, General Assembly poursuivra ses affaires de manière autonome sous la houlette de son fondateur et directeur général Jack Schwartz. Ce dernier rendra compte à la direction générale du groupe Adecco en Suisse.

Intégrations en priorité

Le groupe Adecco annonce ne plus vouloir procéder à de grosses acquisitions cette année. Il s'agit désormais de se concentrer sur l'intégration des précédents rachats, à commencer par celui de la plate-forme américaine de recrutement Vettery, annoncé il y a moins de deux mois pour un montant non divulgué.

Le programme de rachat d'actions de 150 millions d'euros (176,5 millions de francs au cours actuel), communiqué le 1er mars en même temps que les comptes 2017, demeure valable par ailleurs. Il se concentrera toutefois sur l'ultime partiel de l'exercice en cours et sur le début de la suivante. (ats)






 
 

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