Genève veut garder le vote électronique en mains publiques

mercredi, 15.05.2019

Le Grand Conseil genevois que la gestion et l'exploitation du système d'e-voting soit géré par des collectivités publiques.

En novembre, le Conseil d'Etat annonçait la fin de l'exploitation du système de vote électronique CH-Vote en 2020. (Keystone)

Le système de vote électronique doit rester en mains publiques à Genève. Le Grand Conseil a adopté mardi soir un projet de loi demandant que la conception, la gestion et l'exploitation du système d'e-voting soit géré par des collectivités publiques.

En novembre, le Conseil d'Etat annonçait la fin de l'exploitation du système de vote électronique CH-Vote en 2020. Cette décision suscitait l'incompréhension, dans la mesure où le canton de Genève, pionnier en la matière, a investi des sommes importantes pour le développement de son système lancé en 2003.

Adopté par 81 oui, contre 5 abstentions et 4 non, le projet de loi du PS demande aussi que le système soit développé en open source, afin de permettre une vérification individuelle et universelle. "Il y a une volonté claire du Parlement pour la reprise des travaux de développement du vote électronique à Genève", a déclaré Pierre Vanek, d'Ensemble à Gauche.

Pas de système privé

Pour la députée PDC Anne Marie von Arx-Vernon, il est inacceptable que la seule alternative existante soit un système développé par une société privée étrangère et exploité par la Poste. "La Confédération doit garantir la sécurité", a-t-elle relevé. Tout en soutenant le texte, les Verts estiment que Genève ne doit pas être seul à financer un système d'e-voting.

"Aujourd'hui, le vote électronique n'est pas un droit pour tous les électeurs. Il n'est autorisé par la Confédération que pour 30% de la population", a rappelé le président du Conseil d'Etat Antonio Hodgers. Et de rappeler que Genève a tenté de convaincre d'autres cantons de participer au financement du développement de son système, en vain. (ats)






 
 

AGEFI



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