Le Conseil fédéral demande d'investir deux milliards dans l'armée

mercredi, 20.02.2019

Le gouvernement demande au Parlement de libérer deux milliards en faveur de l'armée.

Le gouvernement demande de libérer 380 millions pour un système d'exploration tactique de 100 véhicules. (Keystone)

Le Conseil fédéral veut investir deux milliards cette année dans l'armée. Il a présenté mercredi sa copie au Parlement. Le matériel dédié à l'exploration et l'équipement personnel et le matériel à renouveler représentent les plus gros postes.

Le montant d'environ deux milliards de francs est comparable à celui des années précédentes. Il est réparti entre le programme d'armement proprement dit (861 millions), les crédits-cadres pour le matériel de l'armée (762 millions) et le programme immobilier (414 millions).

Exploration

Rayon armement, le gouvernement veut améliorer les moyens liés à l'exploration. Pour protéger les gens et les infrastructures dans des zones bâties, l'armée a besoin d'informations fiables et précises sur la situation. Elle doit aussi être en mesure d'accomplir ses tâches de nuit et en cas de mauvaise visibilité, souligne le Conseil fédéral.

Il demande de libérer 380 millions pour un système d'exploration tactique de 100 véhicules. Celui-ci permettra de traiter et de transmettre les informations avec davantage d'efficacité. Il sera possible d'acquérir en terrain découvert des informations depuis un véhicule protégé.

Le Conseil fédéral propose également de compléter par de nouvelles acquisitions les stocks d'intensificateurs de lumière résiduelle, d'appareils à image thermique et de dispositifs de visée laser (213 millions).

Mortiers et camions

Le programme d'armement prévoit aussi 118 millions pour remplacer le mortier 8,1 cm en service depuis plus de 40 ans ainsi que 150 millions pour acquérir 370 nouveaux camions pour remplacer d'anciens véhicules.

Rayon crédits-cadres pour le matériel d'armée, le plus gros poste (440 millions) est consacré à l'équipement personnel et au matériel à renouveler. Il est par exemple prévu de remplacer les bottes de combat.

Ce crédit comprend de premières acquisitions, comme des mini-drones pour les troupes de combat et les forces spéciales, des engins de chantier, du matériel informatique et des logiciels pour des systèmes déjà en service et du matériel d'instruction divers. Il inclut des acquisitions pour l'équipement des installations de conduite et systèmes de la guerre électronique classifiés.

Munitions

Quelque 172 millions sont destinés aux munitions, essentiellement l'acquisition de cartouches 5,6 mm et 7,5 mm pour fusil. L'armée prévoit aussi d'acheter des cartouches pour chars et mitrailleuses.

Le Conseil fédéral souhaite aussi 150 millions pour des études, essais et autres préparatifs. Ce crédit-cadre comprend, entre autres, 30 millions de francs pour l'artillerie, 65,5 millions de francs pour le matériel d'aide au commandement (y compris les mesures de cyberdéfense) et 5,5 millions de francs pour le simulateur de conduite.

Places d'armes

Rayon immobilier, 75 millions sont destinés à la rénovation et l'aménagement du site de Rothenburg (LU). Un terminal pouvant accueillir 600 conteneurs devrait être mis en place. La première étape de développement de la place d'armes de Thoune (BE) est devisée à 84 millions. L'objectif est d'y centraliser les écoles de maintenance, afin de fermer ultérieurement la place d'armes de Lyss (BE).

À Payerne, il est prévu, pour 85 millions, de remplacer deux vieilles halles qui ne répondent plus aux exigences techniques. Le reste du programme immobilier (170 millions) servira à financer des investissements inférieurs à 10 millions.

Sous-officiers

Une fois n'est pas coutume, le Conseil fédéral veut profiter du message sur l'armée pour modifier la loi. Il s'agit d'étendre aux sous-officiers le système d'incitation déjà prévu pour les futurs sous-officiers supérieurs et officiers.

L'armée peut en effet leur octroyer une contribution financière pour une formation militaire, qu'ils peuvent ensuite utiliser afin de suivre des formations civiles. (ats)






 
 

AGEFI



...