Bayer: le bénéfice net chute au 3e trimestre

mardi, 13.11.2018

Le géant allemand du médicament et des produits chimiques Bayer a enregistré au troisième trimestre un bénéfice net en baisse de 25,6% sur un an.

Les chiffres de Bayer reflètent ses changements de périmètre destinés à permettre le rachat pour 63 milliards de dollars de l'américain Monsanto. (Keystone)

Bayer a dégagé au troisième trimestre un bénéfice net en baisse de 25,6% sur un an à 2,8 milliards d'euros (3,2 milliards de francs), et a confirmé ses prévisions annuelles en affichant sa confiance dans l'intégration à risques de Monsanto.

Son résultat net ressort un peu au-dessus des attentes des analystes sondés par le fournisseur de services financiers Factset, de même que le chiffre d'affaires, en progression de 23,4% sur un an à 9,9 milliards d'euros.

Comme pour chaque trimestre depuis un an, les chiffres de Bayer reflètent ses changements de périmètre destinés à permettre le rachat pour 63 milliards de dollars (54 milliards d'euros) du géant américain des pesticides et des OGM Monsanto, soit la plus grande acquisition de l'histoire du chimiste allemand.

Ainsi, le repli du résultat net s'explique par une base de comparaison défavorable, puisque le troisième trimestre 2017 avait bénéficié des 2,2 milliards d'euros levés par le groupe en se retirant de sa filiale de chimie spécialisée Covestro.

Entre juillet et septembre, Bayer a par ailleurs cédé une partie de ses semences et désherbants à son compatriote BASF, pour quelque 7,6 milliards d'euros, afin de débuter officiellement mi-août l'intégration de Monsanto.

Le produit de ces cessions se reflète sur le résultat opérationnel (EBIT), qui fait plus que tripler à 4,4 milliards d'euros, alors qu'il recule de 20,6% à 1,3 milliard d'euros en ne tenant pas compte des effets exceptionnels.

Pour l'ensemble de l'année, Bayer confirme viser un chiffre d'affaires de 39 milliards d'euros, un objectif qui avait été relevé pour tenir compte du gonflement de la division agrochimie avec l'achat de Monsanto.

Ce coûteux mariage, qualifié de "noces du diable" par ses détracteurs, a fait plonger Bayer en Bourse depuis la condamnation en août de Monsanto en août à indemniser un jardinier américain pour ne l'avoir pas informé de la dangerosité de son herbicide au glyphosate.

Bayer s'est cependant réjoui d'avoir entamé "avec succès" l'intégration du groupe américain, et se dit "toujours convaincu d'avoir de bons arguments pour se défendre" dans les "quelque 9.300 requêtes" visant le seul glyphosate aux Etats-Unis. (ats)






 
 

AGEFI



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