Le franc se rapproche de la barre des 1,15 EU

mercredi, 02.08.2017

Le franc suisse se rapprochait mercredi d'un nouveau record depuis l'abandon du taux plancher mi-janvier 2015, la paire de devises s'échangeant juste en dessous de 1,15 EUR/CHF.

Il s'agirait d'un nouveau record depuis l'abandon du taux plancher en 2015. (Keystone)

A 13h28, la monnaie suisse s'échangeait à 1,14602 franc pour un euro, après avoir atteint un nouveau plus haut à 1,14963 EUR/CHF peu avant midi. Mardi vers 13h00, le franc se situait encore à 1,13982 EUR/CHF.

Si certains voient "la main invisible de la BNS" ou des raisons "techniques" à ces niveaux inédits, le mouvement de la paire de devises pourrait être dû à des facteurs "plus complexes", ont souligné les analystes de Mirabaud Securities dans une note.

Concernant la banque centrale suisse, Mirabaud a rappelé que ses efforts d'intervention sur le marché des changes "ne se sont jamais réellement soldés par l'effet recherché", soit un affaiblissement durable de la monnaie helvétique. L'intervention de la BNS paraît d'autant plus douteuse que la Suisse avait été prise pour cible par Washington pour des soupçons de manipulation de devises.

Une piste pourrait être l'amélioration de la situation économique en zone euro et un éventuel changement de politique monétaire en septembre par la Banque centrale européenne (BCE) qui plaide en faveur de l'appréciation de la monnaie unique face au franc.

Au niveau technique, "il est un fait que nous avons récemment cassé plusieurs résistances importantes", a souligné Mirabaud. La prochaine résistance importante se situe à 1,15 ce qui pourrait porter la devise helvétique à 1,18. "Il est cependant probable (techniquement toujours) qu'un canal s'installe entre 1,12 et 1,1711", ont estimé les analystes.

L'affaiblissement du franc, s'il devenait durable, profiterait à de nombreux secteur dont la distribution alimentaire, les exportations, le tourisme et l'immobilier en zone frontalière. Des sociétés comme Swatch ou Richemont, LafargeHolcim, Nestlé, Zurich Insurance, ainsi qu'UBS et Credit Suisse en seraient les bénéficiaires.

Mirabaud avertit cependant qu'"à la moindre tension politique, économique, monétaire ou géopolitique, la devise helvétique reprendra son statut de valeur refuge".


 

 
 

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