Grèce: la dernière participation du FMI

dimanche, 02.07.2017

Le Fonds monétaire international, créancier de la Grèce aux côtés de la zone euro, ne participera plus à un programme de sauvetage, a révélé le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble dans un entretien publié samedi par le quotidien grec Ta Néa.

Selon M. Schäuble, "les règles du FMI correspondent à un pays qui dispose de sa propre monnaie mais non pas à un pays membre d'une union monétaire".

"Nous sommes tous convenus (zone euro et FMI) que le troisième programme grec (2015-2018) sera le dernier avec la participation du FMI", a indiqué le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble dans un entretien publié samedi par le quotidien grec Ta Néa., connu pour son intransigeance sur la question de la restructuration de la dette grecque.

Le FMI ne cesse de réclamer l'allègement de la dette grecque, une solution selon l'institution pour donner un nouveau souffle à l'économie du pays.

Ayant participé financièrement aux deux premiers prêts internationaux accordés pour parer la crise de la dette, le FMI reste présent dans le troisième programme grec mais refuse pour le moment de donner de l'argent si la zone euro ne décide pas d'alléger la dette grecque (actuellement à 180% du PIB).

Sous la pression surtout de Berlin, la zone euro n'a pas encore tranché sur l'épineuse question de la dette grecque, renvoyant ce dossier à l'année prochaine.

Selon M. Schäuble, "les règles du FMI correspondent à un pays qui dispose de sa propre monnaie mais non pas à un pays membre d'une union monétaire".

Membre de la zone euro, la Grèce "peine à devenir compétitive dans un environnement de parité monétaire", explique M. Schäuble.

Les prêts internationaux accordés à la Grèce depuis l'éclosion de la crise de la dette en 2010 et accompagnés d'une austérité stricte, ont permis d'obtenir "quelques résultats mais n'ont pas résolu le problème", avoue Wolfgang Schäuble qui espère toutefois une solution d'ici la fin du programme actuel en 2018.

Il estime que "le Mécanisme européen de stabilité (MES) devrait se transformer en un Fonds monétaire européen" pour répondre aux besoins éventuels des pays membres de la zone euro.

De son côté, Klaus Regling, chef du MES, confirme dans un entretien paru également samedi dans un autre quotidien grec, qu'il y a "une discussion en Europe sur le renforcement de l'union monétaire".

La zone euro doit devenir "moins vulnérable", "je suis sûr que le MES jouera un rôle plus important" si une nouvelle crise se présentait, souligne Klaus Regling.

"Nous pouvons assumer certaines responsabilités qu'avait le FMI ces dernières années et je pense qu'il y a un large consensus pour y arriver dans l'avenir (...) ", a-t-il dit au Journal des rédacteurs (Efimerida ton syntakton en grec).

Le chef du MES s'est entretenu mercredi à Athènes avec le Premier ministre grec Alexis Tsipras et le ministre grec des Finances Eucleide Tsakalotos, sur les perspectives de l'économie grecque.

"Si les réformes continuent les 14 prochains mois, la Grèce pourra retourner sur les marchés internationaux", assure-t-il au Journal des Rédacteurs. (awp)


 

 
 



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