Brexit: BMW arrêtera ses chaînes à Oxford pendant deux jours

mardi, 10.09.2019

Le fabricant allemand de voitures premium, BMW, va arrêter deux jours son usine britannique d'Oxford autour de la date prévue pour le Brexit.

BMW doit, comme d'autres constructeurs implantés au Royaume-Uni, se préparer à un Brexit sans accord.(Keystone)

BMW va arrêter deux jours son usine britannique d'Oxford autour de la date prévue pour le Brexit, a annoncé un de ses dirigeants mardi, illustrant la pagaille prévisible dans l'économie autour de cette échéance.

"Nous avons pris une première mesure concrète de ne pas produire (de véhicules) les 31 octobre et 1er novembre dans notre usine d'Oxford", a déclaré Nicolas Peter, directeur financier de BMW, devant la presse lors du salon automobile de Francfort.

Une décision arrêtée avec les fournisseurs pour "assurer la sécurité logistique" du site, dont sortent les modèles de la marque Mini, a-t-il précisé.

Malgré une série de revers devant le Parlement britannique, le Premier ministre anglais Boris Johnson a assuré mardi qu'il ne demanderait "pas un nouveau report" du Brexit, prévu le 31 octobre.

BMW doit, comme d'autres constructeurs implantés au Royaume-Uni, se préparer à un Brexit sans accord.

Pour son usine d'Oxford, le groupe a "divers projets dans le tiroir", une alternative étant "de supprimer une rotation" face à un recul possible de la production.

"Un +No Deal+ signifie que des tarifs douaniers de l'OMC entreront en vigueur, ce qui implique une situation aggravée par rapport à l'existant. Nous aurions par conséquent à augmenter les prix sur différents marchés", faisant que "le volume (des ventes) diminuerait en conséquence, et donc la production", a expliqué le financier.

D'autres constructeurs ont déjà prévenu de conséquences drastiques en cas de Brexit tournant mal. En juillet, le français PSA se disait prêt en cas de tel scénario à tirer un trait sur l'usine britannique de Ellsmere Port et transférer l'activité en Europe continentale, selon son patron Carlos Tavares dans un entretien au Financial Times.(awp)






 
 

AGEFI




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