La société financière genevoise Blacklight visée par la justice américaine

mardi, 07.01.2020

Le directeur du gestionnaire d'actifs Blacklight, basé à Meyrin, est soupçonné d'avoir manipulé le cours de sociétés américaines.

Blacklight est dans le viseur de la justice aux Etats-Unis. (Keystone)

Basé à Meyrin, le gestionnaire d'actifs Blacklight est dans le viseur de la justice aux Etats-Unis. Son directeur est soupçonné d'avoir manipulé le cours de sociétés américaines, engrangeant au passage des millions de dollars. Cet argent aurait ensuite été blanchi.

Le fondateur et directeur général de Blacklight, un double national britannique et suisse, a été arrêté en Grande-Bretagne, tout comme son complice présumé, un Danois, selon les communiqués diffusés par le bureau du procureur de l'Etat de New York et de la SEC  (Securities and Exchange Commission), confirmant les informations du Temps, mardi.

La justice américaine accuse Blacklight et les deux personnes susmentionnées d'avoir mené entre 2013 et décembre 2019 des opérations dites de "pump and dump". Cette pratique frauduleuse vise à gonfler la valeur d'actions détenues en portefeuille en publiant des nouvelles trompeuses ou sans fondement ayant un impact positif sur le cours, afin de revendre les titres avec une forte plus-value.

Les entreprises concernées par ces transactions sont des petites capitalisations illiquides - souvent des sociétés dont l'action vaut quelques centimes ("penny stocks") - cotées en Bourse ou non, précise le procureur dans l'acte d'accusation de 32 pages.

La Securities and Exchange Commission (SEC), l'autorité américaine de surveillance des marchés financiers, est à l'origine de l'enquête menée par le FBI, la police fédérale des Etats-Unis.

Le fondateur de Blacklight et son complice présumé figurent également parmi les six personnes mises en accusation par la Sec, le gendarme financier américain, dans une affaire de vente illégale d'actions portant sur 35 millions de dollars (presque autant en francs), précise un communiqué publié la semaine dernière.

La S reproche par ailleurs à la société meyrinoise et son patron d'avoir facilité la vente illégale de millions d'actions de la société américaine EMS Find, dont le cours avait été "artificiellement gonflé". (ats)






 
 

AGEFI




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