Quelques mois de plus pour les avions de combat

mardi, 12.05.2020

Le DDPS prolonge les appels d'offres jusqu'en novembre. Cette souplesse est due au fait que les fabricants sont aussi touchés par les mesures visant à freiner l'épidémie.

L'américain Super Hornet de Boeing est l'un des jets dans la course. (Keystone)

La pandémie de Covid-19 chamboule le calendrier des offres pour les nouveaux avions de combat et du système de défense sol-air. Le Département fédéral de la défense (DDPS) a fixé mardi à novembre le nouveau délai pour les offres. Ce nouveau calendrier n'a aucune incidence sur la suite du processus d'acquisition, assure le département dans un communiqué. Les informations tirées des deuxièmes offres ainsi que des résultats des divers tests permettront d'identifier les points forts de chaque système.

Le DDPS doit réagir au fait que les fabricants sont aussi touchés par les mesures visant à freiner l'épidémie. De plus, les impératifs de confidentialités interdisent les collaborateurs des entreprises sollicitées à traiter les offres en télétravail. Les entretiens en personne, nécessaires pour concrétiser les exigences relatives aux affaires compensatoires, ne sont pas possibles. Ils ne peuvent pas toujours être remplacés par des téléconférences en raison du degré de classification des sujets abordés.

Quatre candidats

Armasuisse avait transmis une nouvelle demande d'offre aux autorités françaises, allemandes et américaines début janvier. Celles-ci étaient initialement attendues pour août.

Quatre jets restent dans la course: le Rafale français (Dassault), l'Eurofighter allemand (Airbus), et côté américain, le successeur du FA-18, le Super Hornet de Boeing, et le F-35A de Lockheed-Martin. Pour le système de défense sol-air, seuls les Etats-Unis (Raytheon Patriot) et la France (Eurosam SAMP/T) sont encore en lice.

La nouvelle flotte doit remplacer à la fois les Tiger et les F/A-18. Les exigences ont été précisées sur la base des premières offres remises. Les constructeurs sur les rangs devront toujours calculer le nombre d'avions requis pour accomplir les missions de l'armée de l'air, notamment faire voler quatre avions en permanence pendant quatre semaines et assurer la police aérienne 24 heures sur 24.

Les nouvelles offres devront indiquer un prix correspondant à 36 et 40 engins, frais logistiques et engins guidés compris. La première offre exigeait un prix pour 30 et 40 avions. Le prix proposé sera un point de départ contraignant des négociations approfondies avec le candidat à l'issue du choix de l'appareil.

Sujet de votation

Le peuple se prononce le 27 septembre sur le principe de l'acquisition de nouveaux avions de combat et l'enveloppe de six milliards de francs. Il ne se prononce pas sur le modèle. La décision reviendra au Conseil fédéral. (ATS)






 
 

AGEFI



...