Pétrole: le cours du baril américain s'envole de plus de 30%

mercredi, 29.04.2020

Le cours du baril de WTI pour livraison en juin a gagné 32,25% par rapport à la clôture de mardi.

Les cours du pétrole "rebondissent pour l'instant mais le carnage n'est pas terminé", a toutefois prévenu Craig Erlam, analyste de Oanda.(Keystone)

Déjà bien orienté mercredi, le prix du baril de pétrole américain, le WTI, a accentué ses gains après la publication d'une augmentation des stocks américains légèrement plus faible que prévu, la perspective du déconfinement alimentant aussi les espoirs d'une reprise de la demande en or noir.

Vers 15H15 GMT (17H15 HEC), le cours du baril de WTI pour livraison en juin gagnait 32,25% par rapport à la clôture de mardi, à 16,32 dollars, peu après avoir atteint 16,78 dollars.
Ce maximum restait cependant inférieur au prix de clôture vendredi, après une dégringolade de 25% lundi.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour juin valait dans le même temps 22,74 dollars à Londres, en hausse de 11,14%.

Les réserves de brut aux Etats-Unis se sont établies à 527,6 millions de barils au 24 avril, selon un rapport diffusé mercredi par l'Agence américaine d'information sur l'Energie (EIA), soit une augmentation de 9 millions.

Les analystes tablaient sur une hausse médiane plus importante de 11,9 millions de barils. Celles d'essence ont par ailleurs reculé de 3,7 millions de barils alors que les analystes prévoyaient une hausse de 2,5 millions.

Plus tôt dans la journée, "les politiques des banques centrales et les espoirs d'un sortie de crise - ou du moins d'un déconfinement - relativement rapide" avaient offert un peu de répit aux prix du pétrole, selon Carlo Alberto De Casa, analyste d'ActivTrades.

Pressés de relancer l'économie, plusieurs pays européens ont dévoilé, prudemment, des plans de déconfinement progressifs et réversibles afin de ne pas relancer l'épidémie de coronavirus qui continue de faire des ravages dans le monde sur les plans sanitaire et économique.

Les cours du pétrole "rebondissent pour l'instant mais le carnage n'est pas terminé", a toutefois prévenu Craig Erlam, analyste de Oanda.

"Si le marché devient de moins en moins liquide au cours des semaines à venir, à l'approche du terme du contrat en cours, une volatilité encore plus importante est probable", a-t-il ajouté.(ats)






 
 

AGEFI



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