Coronasceptiques, Noël sous la Covid, Armement. La revue de presse

dimanche, 01.11.2020

Le coronavirus se taille une nouvelle fois la part du lion dans les journaux dominicaux. Il est également question des investissements suisses dans l'armement.

Alain Berset: "Nous essayons donc de ne pas tout interdire, mais d'en appeler à la responsabilité des gens." (Keystone)

SONNTAGSBLICK: Les coronasceptiques se radicalisent de plus en plus, rapporte le SonntagsBlick. Dans les chats de ceux qui sont contre les mesures visant à contenir le virus, des menaces apparaissent de plus en plus souvent. L'Office fédéral de la police (Fedpol) prend ce développement très au sérieux. Selon le porte-parole de Fedpol, Floran Näf, l'évolution de la situation est préoccupante. Les menaces sont dirigées contre des organismes exposés tels que l'Office fédéral de la santé publique ainsi que contre des politiciens en première ligne dans la lutte contre le Covid-19. Selon M. Näf, le dispositif de protection de certaines personnes a dû être renforcé au cours des derniers mois. La Confédération, en collaboration avec les polices cantonales, effectue des déclarations de menace pour les auteurs potentiels de violence.

LE MATIN DIMANCHE: "Je ne sais pas si on pourra sauver Noël", avoue le ministre de la santé Alain Berset dans le Matin Dimanche. Et d'ajouter que "l'on doit vivre avec cette incertitude". Le Fribourgeois refuse en outre de faire un pronostic sur une date de sortie de crise. "Tous ceux qui en ont fait se sont trompés", avance-t-il. Interrogé sur la raison pour laquelle la Suisse n'a pas eu recours au confinement, le socialiste explique que, sans l'adhésion de la population, les mesures ne servent à rien. "Nous essayons donc de ne pas tout interdire, mais d'en appeler à la responsabilité des gens". S'il comprend la critique selon laquelle il aurait cédé à l'économie et négligé la santé, Alain Berset rétorque qu'elle est fausse. "S'il y a bien une chose que cette crise nous a enseigné, c'est que santé et économie ne peuvent pas être opposées", relève-t-il. Pour décider d'autres mesures, le conseiller fédéral indique que la charge des hôpitaux reste un critère essentiel.

SONNTAGSZEITUNG: En Suisse, la mobilité a déjà considérablement diminué depuis l'annonce en milieu de semaine du renforcement des mesures pour contenir la pandémie. C'est ce que montrent les données sur la mobilité de la société Intervista que s'est procurées la SonntagsZeitung. Alors qu'à la mi-octobre, les Suisses parcouraient encore une vingtaine de kilomètres par jour, la distance quotidienne moyenne était de 13,9 kilomètres vendredi dernier. Le ralentissement s'est beaucoup accentué depuis que les cantons ont annoncé l'annulation de grandes manifestations et que le Conseil fédéral a limité les manifestations publiques à 50 personnes et a fermé les clubs et les discothèques mercredi.

SONNTAGSBLICK: L'UDC et le PS veulent empêcher que les cadres supérieurs de la compagnie aérienne Swiss ne reçoivent de bonus. Selon le SonntagsBlick, les conseillers nationaux Céline Widmer (PS/ZH) et Lars Guggisberg (UDC/BE) vont déposer une motion lors de la prochaine réunion de la commission des finances pour que le gouvernement empêche le versement de bonus. Le PS veut aller plus loin. Il exige qu'aucune entreprise soutenue sous une forme ou une autre par l'Etat durant la crise ne soit autorisée à verser des bonus.

NZZ AM SONNTAG: Malgré une utilité moindre, la Confédération a placé en quarantaine pendant dix jours, à partir du mois de juillet, les personnes entrées en Suisse en provenance de pays à risque. Des dizaines de milliers de voyageurs ont été concernés. La mesure visait moins à contenir la pandémie sur le sol hélvétique qu'à exercer un effet dissuasif, rapporte la NZZ am Sonntag. La quarantaine a eu pour effet particulier que les gens se sont moins déplacés dans les zones à risques, a indiqué un représentant de l'Office fédéral de la santé publique, cité par le journal. La mesure a donc été édicté moins pour son effet que son impact psychologique. Pour le conseiller aux Etats Andrea Caroni (PLR/AR), il est scandaleux que la Confédération ait maintenu l'obligation de quarantaine.

NZZ AM SONNTAG: Après plus de 20 ans passés à l'hôpital de l'Île à Berne, le chirurgien cardiaque Thierry Carrel travaillera désormais à l'hôpital universitaire de Zurich (USZ). A l'origine, ce professeur devait rejoindre le groupe privé Hirslanden. Au lieu de cela, il va maintenant devenir directeur adjoint de la clinique de chirurgie cardiaque de l'USZ. Un porte-parole de M. Carrel a confirmé cette décision du chirurgien de 60 ans à la NZZ am Sonntag. Le médecin devrait commencer à l'USZ à la mi-décembre. L'hôpital zurichois avait déjà voulu engager M. Carrel comme directeur de la clinique de chirurgie cardiaque en 2004, mais le principal intéressé avait refusé l'offre.

LE MATIN DIMANCHE: La finance suisse investit 9,9 milliards de francs dans l'armement, rapporte le Matin Dimanche. Le journal se base sur une étude mandatée par les partisans de l'initiative "Pour une interdiction du financement des producteurs de matériel de guerre", soumise au peuple le 29 novembre. Les investissements de la Banque nationale suisse (BNS) dans ce secteur se montent à 1,8 milliard de francs. L'étude a été réalisée par le cabinet néerlandais Profundo. Pour ce faire, il a étudié les rapports d'activité de 43 entreprises d'armement parmi les plus importantes du monde et a également utilisé les données de l'agence Bloomberg et des banques suisses. Il en ressort qu'en date de septembre 2020, 113 institutions financières suisses investissaient 9,9 milliards de francs dans des entreprises d'armement. Les investissements combinés des trois géants de la finance helvétique - UBS, Credit Suisse et la BNS - s'élevaient à un peu plus de 8 milliards, répartis dans 32 des 43 entreprises étudiées. Les entreprises bénéficiaires ont un profil mixte avec des activités non militaires, par exemple dans l'aviation et l'aérospatial, mais aussi une part d'activité liée à la production d'armes, même parfois nucléaires.

NZZ AM SONNTAG: Un rapport interne de l'Etat-major de l'armée énumère des dizaines de points faibles après avoir testé le système de mortier. Acheté pour quelque 300 millions de francs, ce système qui se compose de 32 véhicules et d'artillerie n'a pas encore pu être testé sur la neige et sous la pluie, écrit la NZZ am Sonntag. L'Office fédéral de l'armement, armasuisse, n'a pas encore délivré d'immatriculation car il n'existe pas de système de protection adapté au canon. Les auteurs du rapport écrivent également que de l'eau s'infiltre dans l'habitacle et que l'artillerie ne couvre pas tout le secteur qu'elle devrait. (ATS)






 
 

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