Ignazio Cassis pour une conduite claire du pays

samedi, 25.04.2020

Le conseiller fédéral Ignazio Cassis tire, dans la presse de samedi, les premières leçons de la crise liée au nouveau coronavirus.

"Ce qui compte maintenant, c'est de sauver des vies et d'éviter des conséquences économiques catastrophiques" estime Ignazio Cassis. (Keystone)

"Il est devenu évident que les stocks d'urgence de fournitures médicales sont importants", estime le conseiller fédéral Ignazio Cassis

Une conduite claire du pays est également nécessaire lors d'une situation de crise, souligne le ministre des affaires étrangères interrogé par le Blick. "Les meilleurs plans de lutte contre la pandémie ne servent à rien, si vous ne dirigez pas avec un but précis et clair".

Le radical tessinois estime que la Suisse doit revenir le plus rapidement possible à la normale après la déclaration de situation extraordinaire. "Sinon le chef pourrait prendre plaisir à rester chef", prévient-il.

Pas ministre de la santé

Interrogé sur son manque de visibilité publique lors de la crise liée au Covid-19, le médecin Cassis explique que cet état de fait était lié à sa fonction. "Je suis le ministre des affaires étrangères et non pas le ministre de la santé". Ce n'est pas la profession d'origine qui a compté pendant la crise, ajoute-t-il.

Il a cependant toujours su apporter au gouvernement ses connaissances particulières et son expertise. "Lors des explications techniques, mes collègues du Conseil fédéral me regardaient parfois d'une drôle de façon".

En raison de la pandémie de Covid-19, le dossier le plus urgent du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), c'est-à-dire les relations de la Suisse avec l'Union européenne (UE), n'est plus une priorité pour le moment, selon M. Cassis.

"Ce qui compte maintenant, c'est de sauver des vies et d'éviter des conséquences économiques catastrophiques". L'accord-cadre avec l'UE ne sera à nouveau d'actualité qu'en automne ou au début 2021, précise-t-il. (ats)






 
 

AGEFI



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