Pas d’aide d’urgence pour les médias

vendredi, 01.05.2020

Le Conseil fédéral refuse les motions introduites par les commissions des deux Conseils. Elles demandaient à ce que les médias obtiennent un soutien face à la crise du covid-19

La pandémie a aggravé la situation économique dans laquelle se trouvent déjà les médias. Les revenus issus de la publicité ont chuté de 60 à 95%. (Keystone)

Les médias jouent un rôle important pour la démocratie. Le Conseil fédéral est conscient de la situation difficile dans laquelle ils se trouvent. Cependant, il rejette les motions déposées par les commissions des télécommunications. Il a déjà proposé au Parlement un train de mesures.

Les commissions demandaient une enveloppe totale de 65 millions de francs. Le paquet gouvernemental offre une aide à toutes les catégories de médias. Les mesures visent une amélioration des conditions générales à long terme. Elles constituent une réponse à la crise structurelle des médias et sont plus ciblées et durables que des mesures immédiates, justifie vendredi le gouvernement

Lorsque le Parlement aura donné son aval aux propositions, le gouvernement les mettra en œuvre rapidement, assure-t-il dans sa réponse. Un échelonnage est possible afin d'avancer plus rapidement. Cela toucherait notamment l'extension de l'aide indirecte à la presse (suppression de la limite supérieure du tirage et du critère des têtières).

Le gouvernement rappelle que les médias peuvent aussi recourir aux prêts sans intérêt ou à taux préférentiels garantis par la Confédération. Cela leur permet d'assurer les liquidités à court terme. L'Office fédéral de la communication a accepté des avances sur la quote-part de la redevance radiot/TV.

Pas de détournement

Le Conseil fédéral s'oppose aussi à détourner les ressources de l'aide d'urgence afin de les verser aux radios et télévisions privées, comme le demande une deuxième motion des commissions. Il a déjà adapté à la baisse les tarifs de la redevance radio/TV pour les ménages et les entreprises. Si la motion devait être adoptée par le Parlement, la facture pourrait à nouveau augmenter pour les années 2021 et 2022.

Par ailleurs, le gouvernement s'oppose à une troisième demande de la commission de l'économie du National visant à supprimer le double assujettissement à la redevance des entreprises travaillant ensemble sur un contrat important. Il rappelle que les commissions travaillent déjà sur ce sujet via une initiative parlementaire. (ATS)

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AGEFI



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