Coronavirus: le Conseil fédéral se prépare à une deuxième vague

vendredi, 19.06.2020

Le Conseil fédéral a discuté de la manière d’affronter une éventuelle deuxième vague après la fin de la situation extraordinaire, qui s’achève ce vendredi.

MH

Dorénavant, ce sont les cantons qui auront en priorité la compétence d’agir en cas de nouvelle augmentation des cas de COVID-19.(Keystone)

Le Conseil fédéral a décidé vendredi de franchir une quatrième étape d’assouplissement dès le 22 juin en levant la plupart des restrictions restantes. Le Conseil fédéral a également discuté de la manière d’affronter une éventuelle deuxième vague après la fin de la situation extraordinaire, qui s’achève ce vendredi.

Dorénavant, ce sont les cantons qui auront en priorité la compétence d’agir en cas de nouvelle augmentation des cas de COVID-19. Les cantons qui constateront une telle hausse devront prendre les mesures qui s’imposent, en privilégiant celles qui se sont avérées particulièrement efficaces jusqu’à présent.

Pour se préparer à cette situation, le Conseil fédéral a confié aux départements fédéraux un certain nombre de tâches, par exemple pour disposer rapidement de données détaillées ou pour garantir l’approvisionnement en médicaments et en équipements de protection.  

Mesures moins drastiques pour l'économie

Suite aux mesures prises pendant la phase d’atténuation des risques entre fin mars et début mai 2020 pour lutter contre l’épidémie de COVID-19, de nombreuses entreprises ont dû restreindre ou interrompre leurs activités commerciales. Dans le même temps, les entreprises suisses ont été touchées par une forte baisse de la demande étrangère et des perturbations dans les chaînes d’approvisionnement internationales. Le SECO estime la perte de création de valeur pendant cette période à environ 25 pour cent du PIB. Cela correspond à des coûts économiques d’environ 15 milliards de francs par mois.

Si une deuxième vague devait se produire et entraîner des restrictions similaires de l’activité économique intérieure, les coûts économiques seraient encore plus élevés : le risque d’une forte hausse du chômage et de vagues de faillites d’entreprises augmenterait considérablement, car les réserves de liquidités des entreprises ont déjà été mises à rude épreuve et l’endettement a augmenté. Le Conseil fédéral estime crucial que des mesures moins drastiques soient prises pour la suite de la lutte contre l’épidémie de COVID-19. 

Lorsque des mesures sont à prendre aux niveaux cantonal et régional (supracantonal), voire national, il y a lieu de considérer leur effet sur l’économie en tenant compte des expériences tirées de la première vague et, partant, de limiter les dommages tant sanitaires qu’économiques. 

>>Lire aussi: Foire aux questions, les nouvelles règles de conduite à adopter dès le 22 juin

>>Lire aussi:Coronavirus: groupe de 1000 personnes autorisé et distances réduites






 
 

AGEFI



...