Le Conseil des Etats ne veut pas de camions de plus de 40 tonnes

mercredi, 15.03.2017

Le Conseil des Etats a enterré tacitement mercredi une motion de Jean-François Rime (UDC/FR) visant à relever à 44 tonnes la limite pour le transport de bois.

Un relèvement du poids maximal autorisé pour le transport de bois brut impliquerait de devoir renforcer routes, ponts et autres murs de soutènement, ceci pour des coûts disproportionnés. On risque en outre d'ouvrir la boîte de Pandore, en relançant la discussion sur les "mégacamions" , alors même que ces derniers sont nettement désapprouvés au niveau international.

Les camions de plus de 40 tonnes ne devraient pas pouvoir circuler sur les routes suisses. Le Conseil des Etats a enterré tacitement mercredi une motion de Jean-François Rime (UDC/FR) visant à relever à 44 tonnes la limite pour le transport de bois.

Le National avait accepté le texte par 108 voix contre 83. Jean-François Rime, entrepreneur dans l'industrie du bois, veut rentabiliser le transport par camions. Le relèvement de la limite de poids est d'autant plus important que le transfert sur le rail n'est, selon lui, pas économique en raison du manque de gares de chargement.

L'économie du bois subit certes de fortes pressions sur le marché. Mais d'autres mesures permettent de lui venir en aide, a fait valoir Olivier Français (PLR/VD) au nom de la commission.

Un relèvement du poids maximal autorisé pour le transport de bois brut impliquerait de devoir renforcer routes, ponts et autres murs de soutènement, ceci pour des coûts disproportionnés. On risque en outre d'ouvrir la boîte de Pandore, en relançant la discussion sur les "mégacamions" , alors même que ces derniers sont nettement désapprouvés au niveau international.

Dans la foulée, le Conseil des Etats a aussi enterré une motion de Fabio Regazzi (PDC/TI), adoptée par 98 voix contre 93 au National et qui veut réduire l'interdiction pour les poids lourds de circuler la nuit. Celle-ci aurait valu de 22h00 à 04h00 du matin, contre 22h00 à 05h00 actuellement.

Selon les sénateurs, une réduction d'une heure ne permettrait pas de réduire les embouteillages. Pis, elle irait à l'encontre des principes régissant la durée de travail et de repos des conducteurs et remettrait en cause la protection contre le bruit. - (awp)


 

 
 



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