Sophia Genetics changera de président début mars

jeudi, 20.02.2020

Le conseil d’administration de l’entreprise vaudoise Sophia Genetics a élu Troy Cox au poste de président.

SM

Troy Cox a rejoint l'entreprise en juillet 2019 en tant que membre du conseil d'administration. Il siège au conseil de plusieurs sociétés en croissance dans les secteurs de la biopharmacie, du diagnostic et des technologies.

La biotech de Saint-Sulpice a choisi un nouveau représentant pour son conseil d’administration. Arrivé au sein de l’assemblée en juillet, Troy Cox en prendra les rênes dès le 1er mars. Sophia Genetics commercialise une plateforme d’aide au diagnostic en oncologie et en maladies héréditaires.

«Je suis fier de prendre un rôle moteur en cette période importante d'expansion chez Sophia Genetics», déclare Troy Cox. La carrière de ce dirigeant est jalonnée de succès en médecine de précision. Le plus notable: l’acquisition de Foundation Medicine (FMI) par Roche en 2018, pour laquelle il a tout particulièrement œuvré. Le laboratoire pharmaceutique bâlois avait déboursé 2,4 milliards de dollars pour prendre le contrôle de cette entreprise dont les solutions aident à déterminer le profil génomique d’une tumeur cancéreuse. A l’époque, Roche détenait déjà une grande partie de FMI que Troy Fox avait rejoint en tant que CEO en 2017.

Auparavant, il a exercé chez Genentech: il a rejoint la firme en 2010 avant de prendre la tête de son entité américaine BioOncology, en 2013. Il a participé au lancement de près de la moitié des produits de ce leader mondial de l'oncologie. Plus tôt, il a occupé diverses positions au sein de nombreuses entreprises du secteur de la santé, notamment UCB BioPharma, Sanofi-Aventis et Schering-Plough.

L’Américain remplacera le Belge Antoine Duchateau, en place depuis 2013. Fondateur d’Odyssey, vendu à Temenos en 2010, l’entrepreneur restera l’un des membres du conseil d’administration.

Médecine basée sur les données, médecine d’avenir

«Son expertise impressionnante nous aidera à élargir davantage notre communauté de partenaires ainsi que la portée de nouvelles applications de qualité clinique, afin de favoriser le succès de notre mission», se réjouit Jurgi Camblong, CEO et cofondateur de la compagnie. «Cette décision souligne à quel point Troy Cox a été un atout pour Sophia Genetics en si peu de temps».

La nomination de cette référence dans l’industrie biopharmaceutique américaine rapproche encore un peu plus Sophia Genetics de la vision qu’avait Jurgi Camblong en 2011, lorsqu’il a fondé sa start-up. L’entreprise que Troy Cox aura la responsabilité de superviser est bien différente d’alors. Pionnière en «data-driven medicine», la firme emploie plus de 340 collaborateurs dans le monde dont un peu plus de 160 en Suisse ainsi qu’un large contingent dans son siège américain de Boston. La healthtech touche désormais un millier d’hôpitaux dans 82 pays avec son réseau de partage d’informations soutenu par intelligence artificielle (IA). A ce jour, un demi-million de patients ont déjà pu bénéficier de sa plateforme d’aide au diagnostic des maladies héréditaires ou des cancers, nommée Sophia.

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AGEFI



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